Les 15km de Woluwe-Saint Lambert – ou comment j’ai pris la confiance et ai mal aux pattes

Belgique, Healthy life, Sport

Sup’ les gens !

Encore à chaud, et encore un peu dans le mal, voici mon retour sur les 15km de Woluwe-Saint Lambert, course à laquelle j’ai participé dimanche 14 mai 2017. Cette course est ma première course officielle depuis les Chariots of Fire, une course de 5km sur la plage ayant eu lieu à St-Andrews en Ecosse, en juin 2016.

15kmWoluwe

Un bail donc. 😃

C’est donc dans l’idée de m’y (re)mettre finalement un peu sérieusement, et avec un objectif plus que vague, que je me suis inscrite à cette course de quartier, la première de mon épopée bruxelloise. Pour l’occasion j’avais décidé de mettre à contribution ma préparation interrompue du marathon de Vienne, de même que ma progression récente en terme de vélocité (attention mot savant, ça veut juste dire que je cours plus vite).

Ainsi dimanche matin, après une soirée un peu (mais pas trop) arrosée et un réveil (trop) matinal, je me suis mise en route avec le American Husband pour le Stade Fallon, direction la course. C’est là que j’ai essuyé mon premier échec de la journée : pour une raison quelconque, la route était barrée, et mon arrivée qui devait se faire en voiture s’est finalement faite en métro. Bref. Une fois arrivée à destination, j’ai joggé les 600 mètres qui me séparait de la ligne de départ, ai récupéré mon dossard, me suis intéressée aux conditions locales, et me suis finalement dirigée vers la ligne de départ. A 10h45 le départ est donné, c’est parti !

Les 4 premiers km déroulent plutôt bien, et faut dire aussi que la commune de Woluwe-Saint Lambert est plutôt mignonne. On passe par le Parc Madou, l’ancienne voie ferrée, un moulin que tu te demandes ce qu’il fait là, je me suis préparée une playlist Spotify de folie, l’organisation est au top, tout va bien dans le meilleur des monde. Enfin, tout va bien jusqu’au 6ème, où je m’aperçois que je suis en avance sur mon chrono, qu’en plus de ça j’ai hyper chaud (un comble pour ce pays), et que la route qui semblait au début n’être qu’un long fleuve tranquille, est en fait composée de nombreux faux-plats – surtout montants. J’arrive alors à la réalisation que, je me suis emballée, et qu’il en reste neuf de plus sous un soleil de plomb. Du coup, même si les poumons encaissent le choc sans problèmes, les jambes commencent à fatiguer, surtout à la vue du 13ème km et son interminaaaaaable montée. La honte, j’ai dû marcher sur 200 mètres parce-là on avait atteint un point de non-retour. Consequently, après avoir sué sang et eau sur deux kilomètres, j’atteins enfin le 14ème km et retrouve un semblant de 4ème souffle en me disant que, merde, c’est bientôt fini, et en plus ça descend (youpi).

Résultats : je passe la ligne d’arrivée en 1h22 – pour un objectif de 1h25 (re-youpi). Du coup, même si j’ai essuyé une nette perte de régime sur la dernière demi-heure de course, j’ai quand même réussi à atteindre mon objectif, au prix d’horribles courbatures dans les cuissots. Mais bon, on n’a rien sans rien et je suis hyper contente de moi, vue ma préparation plus qu’approximative, et le fait que j’avais passé la semaine qui précédait à glander sur ma terrasse dans le sud. Ça m’a presque motivé à m’inscrire aux 20km de Bruxelles le 28 mai.

Sans transition on arrive donc à la conclusion de cette folle matinée : j’ai couru, j’ai sué, j’ai souffert ; j’ai donc mérité mon pad thaï et passer le reste de la journée à glander devant Horizon Zero Dawn (vis ma vie d’incorrigible geek mais ce jeu est dément ! On y reviendra plus tard).

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En exclusivité, ma tête de coureur du dimanche accompli qui a eut trop chaud 😀

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« Filling Our Lives with Dreams, or How I learned to Stop Worrying and Love the Game »

gaming, shower thoughts, The Geek Life

Attention pavé.

Une des raisons pour laquelle je n’ai jamais réussi à me détacher de mes glorieux instants geek du lycée, ni même à complètement lâcher une manette ou un ordinateur, est leur capacité à à titiller mon imagination – déjà (trop) débordante. Aussi un de mes rêves inavoué fut de dessiner des décors ou écrire des scénarios de jeux vidéos. Dans la mesure où j’ai fait un master en sciences politiques, on peut dire que c’est raté. Mais l’univers du jeu vidéo n’a jamais vraiment quitté, et j’ai toujours su apprécier les bons jeux de capes, d’épées, de dragons et monstres en tout genre. A la lumière de mon acquisition récente d’une Playstation 4 et de la télé qui va avec, j’ai puisé dans les méandres de ma mémoire quels avaient été les jeux ayant influencé le plus mon imaginaire, et ma définition de ce qu’est un bon jeu/film/livre.

Voici une liste des jeux qui ont profondément marqué mon imaginaire et resterons, à jamais, au panthéon de moi-même. De façon assez étonnante, en faisant quelques recherches pour cet article, je me suis aperçue que la plupart de ces jeux sont sortis avant 2010. Preuve qu’un bon jeu n’est pas forcément limité aux capacités techniques des consoles modernes, mais

Disclaimer : outre le fait que ces avis n’engagent que ma personne, je peux facilement être qualifiée de casual par la véritable communauté geek dans la mesure où je n’ai quasiment jamais joué, faute de moyens, sur PC master race, et j’ai réussi à opérer une pause (parfois elle-même mise en pause) de quasiment cinq ans dans mes habitudes de jeu en vue de réussir mes études. Mes jeux préférés sont donc principalement sur console.

 

  1. The Elder Scrolls V : Skyrim (sur Playstation 3)

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Celui-là c’est celui qui m’a convaincu de me remettre à jouer plus qu’il n’est raisonnable pour quelqu’un de mon âge. Il m’a été offert l’année dernière par le American Husband, qui n’était à l’époque que le Boyfriend, et il fut la raison majeur du déclin de ma vie sociale lors de mes derniers mois à vivre en Autriche. Si ça intéresse quelqu’un, je jouais un Dunmer mage-guerrier, j’ai fini les quêtes principales du jeu et des deux DLC, et j’avais atteint le niveau 42 quand nous avons rendu la console à notre colocataire.

Ce jeu est, tout simplement, de la bombe. Entre la beauté  des graphismes du monde ouvert ; les réflexions sur le pouvoir, le destin, le libre-arbitre ; la musique (tout joueur qui se respecte ne peut s’empêcher de frissonner aux premières notes du thème Dragonborn) ; la diversité des missions etc. Une des choses qui m’a le plus plu sur ce jeu est son manque de linéarité – qui a pu lui être reproché – permettant ainsi une totale liberté quant à la personnalité et la direction que va prendre le personnage principal, et des heures et des heures de jeu. Bref, j’ai du mal à mettre des mots sur l’amour que je ressens pour ce jeu, et la franchise en générale.

D’un point de vue technique le gameplay est intuitif, et comporte quelques spooky moments lors de l’exploration d’anciens tombeaux et ruines. En plus y’a des dragons, et le DLC Dragonborn permet de pouvoir les monter, dans des moments d’anthologie m’ayant poussé à prononcer plusieurs fois le nom du Seigneur en vain.

Dans un registre similaires, je viens – dans un moment honteux d’achats compulsif sur Amazon – d’acquérir The Elder Scrolls Online, je sais que la critique a été mitigée et que beaucoup de gens ont essayé en vain de m’en dissuader, mais la vidéo de présentation envoyait du très (trop) lourd. A faire à suivre une fois que je l’aurais saigné pendant quelques jours.

Nan mais regardez cette vidéo comme ça fait envie !

 

  1. Kingdom Hearts II (sur Playstation 2)

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Celui-là je me souviens, un de mes oncles me l’avait offert à Noël, et je n’y avait pas touché pendant plusieurs moi. Mon mode de pensée à l’époque était que, un jeu qui reprenait des personnages de Disney ET de Final Fantasy, ça ne pouvait pas coller, for obvious reasons (ou pas).

Puis dans un grand moment d’ennui (d’égarement) j’ai fini par m’y mettre et là, révélation. Le jeu est beau, sensible, drôle, touchant, également incroyablement intuitif avec des combos de fo-lie, et il m’est resté en mémoire comme l’un des premiers jeux ayant véritablement éveillé ma sensibilité pour tout ce qui touche à l’heroic fantasy. Puis il faut dire aussi que terminer le niveau de la citadelle et enfin atteindre Xemnas, ça avait quelque chose de jouissif. En effet le jeu est sorti en 2005, j’avais 12-13 ans à l’époque, et je me remettais à peine de la claque littéraire et visuelle qu’avait été Le Seigneur des Anneaux. Plus tard, j’ai joué au premier volet de la série et j’ai moins accroché, puis j’ai joué à des versions sur console portable et j’ai carrément accroché. Je joue notamment à Dream Drop Distance sur 3DS en ce moment, entre autre.

Bien que les graphismes ont maintenant vieilli (j’y ai rejoué en remasterisé sur Playstation 3), je n’ai jamais pu décroché de cet univers coloré, et l’espoir de voir un troisième opus enfin sortir me fait ressentir un doux mélange d’excitation et nostalgie des années de l’innoncence perdue. Je m’égare.

 

The Legend of Zelda : the Minish Cap (sur Gameboy Advance)

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Le premier jeu Zelda auquel j’ai jamais joué fut Link’s Awakening, sorti en 1993. Quand je fut en âge de tenir une manette, ma sœur me laissait joué sur sa vieille Gameboy, d’où mon attachement à la série sur console portable. J’avais adoré joué à Oracle of Seasons et Oracle of Times à l’époque de leur sortie, en 2001. Attention coup de vieux. Il faut dire aussi qu’à la sortie de Ocarina of Time en 1998, j’étais encore trop jeune pour comprendre l’ampleur du bordel, et même si j’ai racheté Majora’s Mask sur Nintendo 3DS, je suis toujours aussi nulle à ce jeu.

En conséquence, et je n’ai pas honte de le dire, The Minish Cap est le premier Zelda que j’ai pu finir sans tricher ni chercher les solutions sur Internet (oui tout le monde l’a fait, je le sais, pas la peine de nier). Ce jeu garde donc une place privilégiée dans mon petit cœur de gamer amateur, place qu’il occupe aussi grâce à ces graphismes innovants, mais aussi pour sa musique qui exploitait de manière étonnante les capacités sonores de la console portable. Aussi faut dire qu’à mon âge j’étais fière : j’avais réussi à réunir toutes les figurines collectibles dans le jeu, à grands coups de recherche de coquillages.

Dès lors, si j’ai pu voir les vidéos de présentation du nouveau Breath of the Wild et les critiques qui l’encensent comme le meilleur jeu de l’année, je ne serai pas en mesure d’y jouer, à ma grande déception. Bah oui, comme la plupart du commun des mortels, acheter une Switch, juste pour un jeu, même à mon niveau c’est trop irresponsable. Snif.

 

TL;DR : j’adore les jeux d’heroic fantasy, et même un peu trop. Sur ce je vous laisse pour de nouvelles aventures vidéoludiques (vais commencer Horizon : Zero Dawn) avec le thème Dragonborn de Skyrim.

 

 

Cultive ton âme #2 A Gentleman in Moscow

Lectures, shower thoughts

A Gentleman in Moscow, par Amor Towles – publié au Etats-Unis chez Hutchinson

Souvenez-vous, j’y faisais référence ici.

Après une période relativement compliquée, déménagement, changement de boulot etc. je l’ai enfin fini.

A Gentleman in Moscow

Celui-là je le défendrai bien volontiers contre une foule de paysans en colère. C’est un livre absolument extraordinaire. Pour la petite histoire, il m’avait été recommandé par les propriétaires de The Shakespeare Company à Vienne, alors que je cherchais à acheter un livre d’Agatha Christie – je suis aussi repartie avec Sparkling Joy de Marie Kondo, mais ça c’est une autre histoire (si quelqu’un est intéressé par apprendre à organiser un frigo, je le recommande).

Revenons en à notre propos.

A Gentleman in Moscow est le deuxième livre d’Amor Towles, ancien directeur financier à Wall Street reconverti dans l’écriture. Grand bien lui a pris. Son premier livre, Les Règles du Jeu, a reçu un accueil plutôt chaleureux sur Babelio, et il se trouve actuellement dans ma liste d’achats sur Amazon (pas trouvé en librairie, pas beaucoup cherché non plus). Malheureusement, l’ouvrage du jour n’a pas encore été traduit en français, mais pour les plus anglophones d’entre vous, il reste tout à fait accessible.

 

De quoi ça parle ?

Le roman s’ouvre sur la retranscription du procès du Comte Alexander Ilyich Rostov en 1922, aristocrate non repenti dont les écrits ont été jugé anti-révolutionnaires par une cour bolchévique. Le comte se retrouve donc condamné à l’assignement à domicile à durée indéterminée dans sa résidence moscovite, l’hôtel Metropol, situé en face du Kremlin. Rostov, un homme cultivé, érudit, et d’une nonchalance presque britannique, doit donc d’adapter à sa nouvelle situation, alors que la Russie va traverser une des périodes les plus tumultueuse de son histoire. Il sera aidé dans sa tâche par Anna, une actrice de cinéma ; Emile et Andrey, tout deux travaillant pour le Boyarsky, le restaurant de l’hôtel ; et Sofia, une enfant fort sérieuse et dôtée d’un talent innoui au piano.

 

Qu’est-ce qu’on en pense ? Attention ça va spoiler (un peu)

Ce qui m’a capté dès le début du livre, c’est la culture et la sophistication de l’auteur, qui transpire au travers de son personnage principal. Le roman est bourré de références à la philosophie des Lumières, à la musique classique, à la littérature russe, au cinéma américain classique, et j’en passe. Tout ceci démontre un véritable amour de l’auteur pour les sujets qu’il aborde, et apporte un relief incomparable à son personnage principal. Pareillement, le style de Towles est très agréable à lire, à la fois abordable quand on a pas l’habiture de lire en anglais, mais aussi très poétique, voire très drôle (je pense notamment à la scène de la préparation de la bouillabaisse, l’évasion des oies du restaurant, ou à la première leçon de piano de Sofia).

En construisant son livre à la manière d’une quête initiatique pour Rostov, Towles va aborder des thèmes métaphysiques relativement sérieux tels que la recherche de soi, l’amour, l’amitié, l’histoire de la Russie Soviétique, les conséquences de la guerre, les relations filiales, ou alors ce qui fait d’un homme un homme de but. Dès lors le récit est relativement décousu dans sa narration, et couvre une période de quarante ans de la vie de Rostov, du jour de son emprisonnement à la délivrance finale (à laquelle on ne s’attend pas forcément je dois bien avouer). Mais ce style ne nuit en rien à la narration, qui reste très fluide et agréable à lire.

En terme d’esthétique, le livre m’a fait fortement pensé au film de Wes Anderson, The Grand Budapest Hotel. La manière dont Towles articule son récit est presque graphique, et chaque détail, chaque description, chaque allusion à une œuvre extérieure au récit, trouve sa place afin d’étoffer les personnages et les relations qu’ils entretiennent avec leur univers et les évolutions du monde qui les entoure. Je pense par exemple à la relation qui va unir Rostov et le cadre du Parti Osip, rendue plus authentique grâce à leur amour respectif pour Alexis de Tocqueville ou les films de Humphrey Bogart (j’ai jamais vu Casablanca, honte sur moi). D’une certaine manière, leurs relations est une mise en abyme des évolutions que subit la Russie depuis la Révolution jusqu’à la Grande Guerre Patriotique, en opposant un personnage issu de l’ancien monde et un autre censé incarner le renouveau de l’ère soviétique. Dans A Gentleman in Moscow, la métaphore du fusil de Tchekhov est utilisée à son meilleur potentiel, sans jamais devenir redondant tant les différentes phases de la vie de Rostov s’emboîtent parfaitement.

C’est poétique, c’est coloré, jovial mais sans tombé dans le caricaturale, bienveillant, et Towles retranscrit avec une justesse certaine la manière dont un groupe de personnages évoluent dans leur microcosme, alors qu’à l’extérieur, le monde se transforme d’une manière qu’ils ne pourraient imaginer. Ces mêmes personnages sont tous attachants à leur manière, et leur personnalité très bien représentée. Bref, je ne taris pas d’éloges pour ce livre. C’est un ouvrage toujours marrant, toujours touchant, rafraichissant, et il m’est très difficile de lui rendre hommage en quelques paragraphes.

 

Sinon j’ai commencé L’Insoutenable Légèreté de l’Être de Milan Kundera… Affaire à suivre.

Chroniques belges #3 – une visite inédite, et une deuxième semaine de Insanity MAX30

Belgique, expat life, Healthy life, Sport

Hi ! 😊

Encore un peu de Bruxelles aujourd’hui ! Oui parce que la capitale de l’Union Européenne regorge de surprises cachées !

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D’abors le conseil de viste inutile dans la mesure où se lieu magique n’est ouvert au public que trois semaines par an entre mi-Avril et début-Mai. Faut pas rater son coup donc.

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Avec le American Husband, nous avons passé un dimanche aux Serres Royales de Laeken, sur le domaine de la monarchie belge (rien que ça, ça sonne déjà comme une blague). Après une petite balade en bus pas très scénique, nous voici arrivé à Laeken et faisons face au premier défi de la journée : y’a une queue de ouf. Heureusement, le camion à gauffres est là pour nous aider à patienter 😃. Une fois la gauffre avalée *cinq secondes chrono* et le coca dégusté, nous voilà à payer les 2€50 d’entrée, et à nous diriger vers l’entrée de l’objet du délit.

Enfin bref, pour la petite histoire, les serres ont été conçues en 1873 par l’architecte Alphonse Balat pour le Roi Leopold II, et revêt l’apparence d’une ville de verre au milieu d’un domaine vallonné du plus bel effet. Pour les plus cultivés d’entre vous, on se croirait presque dans le palais de Naboo. D’ailleurs, le design de Balat va servir d’inspiration pour tous les autres bâtiments de type art nouveau construits à Bruxelles dès la fin du XIXème siècle. Un vrai lanceur de tendances ! Les serres quant à elle contiennent une variété de plantes et fleurs de grande valeur, dont certaines remontent à la période du roi qui les avaient commandées. Rien que ça

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Et bien c’est une visite de grande qualité ! On passe de serre en serre, de plante rare à plante exotique, en suivant un petit circuit qui s’achève dans le grandiose Palais d’Hiver, qui abrite un certain nombre de palmiers rutilants et autres plantes préhistoriques.

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Conclusion : comme l’a si bien dit le Husband, malgré la foule, meilleurs 2€50 que j’ai dépensé depuis longtemps !

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#WOD 😊 Dans un autre registre, j’ai complété non sans mal la semaine semaine du programme intensif signé Shaun T, Insanity MAX30. Et bien outre le fait que je commence à voir quelques résultats physiques (coucou les début d’abdos), la VRAIE différence revient à une augmentation drastique de mes capacités physiques et d’endurance. En d’autres termes, je cours plus vite, plus fort, plus longtemps. C’est très surprenant, voire même déroutant.

J’ai essayé de pousser le vice aussi en faisant deux vidéos de suite, une de trente minutes et une de récupération active. Peu recommandé aux âmes sensibles… J’ai les bras en côton mou après toutes ces pompes ! 😃

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Chroniques Belges #2 – Vis ma vie de touriste les jours de pluie

Belgique, expat life, shower thoughts, voyage

Hi !

Pour la petite histoire, j’ai déménagé à Bruxelles pour suivre le American Husband qui y a trouvé un boulot. Ouais, ouais, t’as vu la femme dévouée que je suis.

Vu que je ne travaille pas encore (je suis sur le coup), je balance mes journées entre recherche d’emploi, activités de femme d’intérieur, et tourisme de masse. Et il y a de quoi faire ! Si Bruxelles ne ressemble en rien à Vienne, que ce soit au niveau du coût de la vie, efficacité de l’administration, ponctualité des transports en communs (pourquoi ?… *larme de désespoir*), ambiance, bouffe etc. la vie belge reste très animée et riche en coin et recoin pour passer le temps. J’écris d’ailleurs ces lignes dans un café ma foi fort sympathique mais un peu bruillant, tout proche du quartier des musées (le Jat’Café au 28 rue de Namur, juste pour info).

Donc sans transition, voici une liste non exhaustive des trucs à faire quand tu t’ennuies à Bruxelles, et qu’accessoirement il pleut.

 

#1 Le Musée Magritte

Incontournable et inspiré. Voilà comment je décrirais ce monument à la gloire du célèbre peintre René Magritte, figure essentielle du mouvement surréaliste. Le musée est situé dans l’Hôtel du Lotto, faisant partie plus d’un vaste ensemble néoclassique sur la Place Royale de Bruxelles abritant les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

La visite se déroule en descendant depuis le 3ème étage du bâtiment jusqu’au sous-sol, et chaque salle retrace une période différente de la vie de Magritte, ses œuvres, ainsi que des photos, son travail en tant que dessinateur d’affiches, et sa correspondance personnelle qui offre un éclairage intéressant sur la production du monsieur. C’est fort sympathique : la collection est riche en peintures, objets etc. et ose abordé des aspects généralement peu traité de la vie d’un artiste, aussi bien personnelle que professionnelle. D’ailleurs en parlant d’éclairage, c’est le seul reproche que je pourrais faire au musée : la scénographie des lieux laisse parfois à désirer, et les spots lumineux qui se reflètent sur la vitre des tableaux empêchent parfois d’admirer correctement le travail de détail des toiles.

Et pomme sur le chapeau melon (en référence au Fils de l’Homme, t’as compris ?), l’entrée ne coûte que 2€ pour les moins de 25 ans, et le musée autorise la prise de photos. Pas cher, pas cher.

 

#2 Le Centre Belge de la Bande Dessinée

Tout aussi incontournable dans la culture belge : les bandes dessinées. Retour en enfance oblige.

Si le Musée en lui-même ne m’a pas passionné outre mesure, le centre a quand même présenté une visite tout à fait épatante, et ce pour deux raisons : d’abord le bâtiment en lui-même. Il s’agit d’une magnifique structure de type Art Nouveau, dessinée par le génial architecte belge Victor Horta en 1903, et achevé en 1906. Pour la petite leçon d’Histoire, le bâtiment abritait à l’origine les Magasins Waucquez, spécialisés dans le commerce de tissus. Ensuite, les planches de bandes dessinées originales. En effet, même si les panneaux explicatifs ne présentent pas un intérêt particulier (différentes étapes du processus de création, trucs du genre), avoir accès à des originaux de ses BDs préférées a quelque chose de magique. Mention spécial pour la petite expo sur les Schtroumpfs ! Parce que les Schroumpfs c’est la vie.

Sinon c’est 8€ l’accès, les photos sont autorisées, et le billet d’entrée ouvre l’accès à la bibliothèque, soit une énoooorme réserve de BDs.

 

XXX

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Chroniques belges #1 – Déménager et le challenge Insanity 30 MAX

Belgique, expat life, Healthy life, Sport, voyage

Début Avril 2017, le American Husband et moi-même avons déménagé en Belgique, à Bruxelles plus précisemment. En effet, le monsieur avait trouvé le job de ses rêves, et je n’avait toujours pas progressé en allemand (honte sur moi). Il était donc temps de s’envoler vers de nouveaux horizons, à seulement 1h30 en Thalys de Paris. Et après une semaine de navigation hasardeuse, et bien la vie bruxelloise est plutôt fort sympathique, à mi-chemin entre la France bien de chez nous, et les Pays-Bas.

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Outre les phases d’adaptation plus ou moins ardues (on n’est pas en France ici Madame…), l’un des plus grand changement pour nous a été de ne plus avoir accès à notre salle de sport bien aimée – ou notre supermarché, le bar du coin, les copains de Donjons et Dragons, les colocs relou, etc.

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Une fois passée la recherche d’appartement, j’ai voulu testé une nouvelle approche du sport, qui ne me coûterait pas la peau de ma fesse gauche, et qui sortirai un peu de l’ordinaire. Bon on a quand même trouvé une salle pas loin de chez nous, parce que faut pas déconner non plus, et les habitudes ont la vie dure. Donc un beau jour, une fois installée dans ma chambre provisoire, et après avoir regardé ri devant cette vidéo, je me suis dit que j’allais testé le challenge Insanity 30 MAX (*bruit de tonnerre pour l’ambiance*).

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Késako ?

Insanity 30 MAX, c’est un programme d’entrainement en vidéo super intense avec Shaun T, un coach américain super balèze qui te parle pendant toute ta séance de torture ! Il existe d’autres formats de Insanity, mais moi j’ai choisi la version 30 minutes (d’où le nom, logique, t’as vu). Pendant ces 30 minutes, 5 fois par semaine, tu alterne entre cardio, exercice de renforcement musculaire, larmes, sang, sueur, et accomplissement personnel. Le programme dure deux mois, et je viens de finir la première semaine.

*Disclaimer* Je pense être relativement en forme, je coure en moyenne 50 bornes par semaine, je lift, j’ai arrêté de cloper y’a un an et demi etc. J’ai décidé d’entreprendre cette farce dans le seul but de satisfaire une certaine forme de curiorité malsaine, et donc dans un but quelconque de perte de poids, voire que sais-je. Ceci étant dit ça veut pas dire que j’ai pas mal partout.

 

Semaine 1 : la douleur

Comment dire… Shaun T, ton programme, c’est de la folie furieuse ! Même les mecs qui font la vidéo avec toi ont l’air de galérer ! Alors penses-tu, nous, pauvres péquenots… Le pire c’est que le lendemain du premier jour, au réveil, je me sentais plutôt bien. A l’heure où j’écris ces lignes, tous les muscles de mon corps sont en grêve reconductible. Mais bon au moins je sens que ça travaille, c’est le but non ?

Vous l’avez donc compris c’est super intense. La séance du mercredi m’a achevé (cardio de ouf) et je n’ai jamais été aussi contente d’avoir lâché la cigarette. Malgré les encouragements du coach via vidéo, 90% du temps tu te dis que c’est une connerie et que tu devrais arrêter. Mais au finale une demi-heure ça va relativement vite, et à la fin tu es fier d’avoir tenu.

Sinon niveau résultat, au bout d’une semaine je vois pas vraiment de changement à part les courbatures. Affaire à méditer la semaine prochaine…

God Bless America

Uncategorized

Le American Boyfriend étant canadien américain, j’ai donc passé les fêtes de Noël dans un bled charmant de l’Amérique profonde, j’ai nommé Millstadt, Illinois ! Je connaissais pas non plus. A la frontière du Missouri, cette communauté rurale est principalement connue pour sa production de poacées… du maïs quoi…

Dès lors entre deux repas de famille, nous nous sommes rendus dans la grande ville locale, berceau du blues et du jazz aux Etats-Unis – Saint Louis. Et bien, cette visite fut fort sympathique, et j’y ai particulièrement bien bouffé. Mais une image vaut tous les discours, et voici une selection (instagram), illustrant la diversité culturelle et artistique du Midwest.

 

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Le quartier de Delmar Loop… hipster à souhait avec ses cinémas rétro et ses disquaires, et où l’on mange les meilleurs burgers de ta vie (véridique ! Voir la photo suivante).

 

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<p style=” margin:8px 0 0 0; padding:0 4px;”> <a href=”https://www.instagram.com/p/BOkMQdxjOIJ/&#8221; style=” color:#000; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none; word-wrap:break-word;” target=”_blank”>Oh boy… ❤ #America #foodporn</a></p> <p style=” color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;”>Une photo publiée par Eloïse R. (@lotteroro) le <time style=” font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px;” datetime=”2016-12-28T15:15:32+00:00″>28 Déc. 2016 à 7h15 PST</time></p></div></blockquote>

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<blockquote class=”instagram-media” data-instgrm-captioned data-instgrm-version=”7″ style=” background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:658px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% – 2px); width:calc(100% – 2px);”>

<p style=” margin:8px 0 0 0; padding:0 4px;”> <a href=”https://www.instagram.com/p/BOjTC-PjhJV/&#8221; style=” color:#000; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none; word-wrap:break-word;” target=”_blank”>Old blues + jazz ➡ happy me ! 🇺🇸 Here in St. Louis, the world capitale of cool music and delicious burgers ! America you are the coolest!  #America #StLouis #Missouri #wanderlust</a></p> <p style=” color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;”>Une photo publiée par Eloïse R. (@lotteroro) le <time style=” font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px;” datetime=”2016-12-28T06:55:37+00:00″>27 Déc. 2016 à 22h55 PST</time></p></div></blockquote>

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Bonne bière, bon son !

 

<blockquote class=”instagram-media” data-instgrm-captioned data-instgrm-version=”7″ style=” background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:658px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% – 2px); width:calc(100% – 2px);”>

<p style=” margin:8px 0 0 0; padding:0 4px;”> <a href=”https://www.instagram.com/p/BO3Bxi8Dffd/&#8221; style=” color:#000; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none; word-wrap:break-word;” target=”_blank”>Serious contestant for the title of coolest place in the world ! Like a Disneyland with no lines and more slides 😁➡#CityMuseum #StLouis #America</a></p> <p style=” color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;”>Une photo publiée par Eloïse R. (@lotteroro) le <time style=” font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px;” datetime=”2017-01-04T22:49:30+00:00″>4 Janv. 2017 à 14h49 PST</time></p></div></blockquote>

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City Museum, qui mérite le titre d’endroit le plus cool du monde !

Lectures de janvier – ou le sentiment de l’inachevé et la fin du rêve américain

Lectures, shower thoughts

Janvier en Autriche… le mois plus froid qu’un steak congelé ou que le cœur de ton ex. Période donc tout à fait propice à la lecture (surtout si comme moi tu profites allègrement de ton chômage, plus ou moins technique), à la raclette, ou au jogging – surtout si comme mois t’es un peu maso… oui parce que courir par -10°, t’as tellement froid que tu sens pas que tes jambes fatiguent. Pratique donc. Surtout quand tu t’es lancé le défi (pourri) d’aller courir le marathon de Vienne en avril. Oui, ça m’arrive souvent d’avoir des idées à la con comme celle-là.

Mais bon, mes engelures aux doigts ne sont pas le sujet du jour. On va plutôt s’intéresser ici au fait que pour l’instant je tiens mes objectifs de (au moins) deux livres par mois, et qu’on est déjà le 24 janvier et j’ai commencé le troisième.

Champagne !

Alors… qu’est-ce que ma personne a pensé des ouvrages de deux auteurs majeurs, j’ai nommé William Peter Blatty (mort le 12 janvier dernier, comme quoi 2017 démarre en fanfare), et Philip Roth ? Du bon, du très bon et du moins bon.

Oh et oui pardon, les livres c’était, respectivement, Dimiter et Pastorale Américaine. Et attention ça va spoiler à mort.

 

Dimiter, de William Peter Blatty (paru chez Pocket en 2013)

 De quoi ça parle ?

Perdu au fin fond de l’État totalitaire le plus oppressif et le plus isolé de la planète, l’Albanie de 1973, un homme est détenu prisonnier. Arrêté par hasard, à la faveur d’une enquête de routine, il est soupçonné d’être un espion d’envergure : les autorités déploient toutes les formes de cruauté et de torture pour réussir à lui soutirer des informations. Mais le prisonnier résiste de manière très inhabituelle aux traitements barbares et aux manipulations psychiques : insensible à la douleur, mystérieux sur son identité, il parvient, jusqu’à son évasion finale, à confondre ses ravisseurs. Un an plus tard, à Jérusalem, des événements étranges attirent l’attention des autorités locales et des responsables du renseignement : un enfant de l’hôpital d’Hadassah a guéri comme par miracle, tandis qu’un corps était découvert dans le très sacré tombeau du Christ… Le Dr Moses Mayo, neurologue, son ami Peter Meral, sombre détective arabo-chrétien, Samia, jolie infirmière à la langue acerbe, et un assortiment de fonctionnaires américains et israéliens, vont se trouver pris dans une série de rebondissements et de décès inexplicables. S’agit-il là d’un complot ? Tous les indices semblent converger vers une seule et même personne : Dimiter, surnommé « l’agent de l’enfer »…

Qu’est-ce qu’on en pense ?

Dimiter c’est le livre auquel tu comprends rien, mais alors rien, jusqu’au dernier chapitre. Et là, rélévation, retournement de situation (moyen le coup de la femme morte mais en fait pas vraiment, et le coup de l’agent trahi et vendu aux russes, et le truc du prêtre catholique en Albanie… enfin je m’égare), toutes les pièces du puzzle s’emboitent enfin.

En fait la quatrième de couverture est super racoleuse, quand tu vois le nom de l’auteur tu commences à rêver, les cent premières pages sont plutôt pas mal, puis ça part dans un mélange de n’importe quoi confus, jusqu’à la résolution finale rushée sur dix pages, qui te fait dire un truc du genre « ah d’accord… ». Alors oui d’accord tout d’un coup le gros de l’histoire prend son sens, mais j’ai pas vraiment accroché au coup du cliffanger à trois francs. C’est un peu le genre de livre auquel il manque une bonne centaine de pages afin de détailler certains aspects de l’intrigue, je pense ici au coup de la trahison du meilleur pote qui couche avec la femme (originalité quand tu nous tiens), de la relation entre Dimiter et son bourreau qui prend un virage à 180° à la fin du livre, et le truc des malades qui guérissent parce que ça c’est resté en suspend.

J’ai eu aussi beaucoup de mal à m’identifier aux personnages qui manquent clairement de relief, et a qui on a greffé des histoires de tragédie personnelle, qui n’ont, en soi, aucun intérêt dans la mesure où elles ne permettent pas vraiment d’étoffer les héros.

Avec Dimiter, j’ai eu l’impresion que Blatty – qui a connu un succès sans limite avec L’Exorciste (et de l’adaptation culte, mais qui a quand même pas mal vieillie) – a voulu s’essayer au roman policier pseudo-ésotérique grand public avec plus ou moins de maladresse, et s’est beaucoup trop éloigné de ce qui a fait son succès en tant qu’auteur. Bon après il faut rendre à Jules ce qui est à César (j’adore cette expression), c’est distrayant et ça m’a bien tenu compagnie pendant mon séjour aux urgences (faites du sport qu’ils disent).

 

 

Pastorale Américaine, de Philip Roth (paru chez Folio en 2001)

De quoi ça parle ?

Après trente-six ans, Zuckerman l’écrivain retrouve Seymour Levov dit «le Suédois», l’athlète fétiche de son lycée de Newark. Toujours aussi splendide, Levov l’invincible, le généreux, l’idole des années de guerre, le petit-fils d’immigrés juifs devenu un Américain plus vrai que nature. Le Suédois a réussi sa vie, faisant prospérer la ganterie paternelle, épousant la très irlandaise Miss New Jersey 1949, régnant loin de la ville sur une vieille demeure de pierre encadrée d’érables centenaires : la pastorale américaine. Mais la photo est incomplète, car, hors champ, il y a Merry, la fille rebelle. Et avec elle surgit dans cet enclos idyllique le spectre d’une autre Amérique, en pleine convulsion, celle des années soixante, de sainte Angela Davis, des rues de Newark à feu et à sang…

Qu’est qu’on en pense ?

En général, moi j’aime les polars, les histoires de meurtres complexes, d’où mon choix de lire Dimiter. Et puis Pastorale Américaine m’a été recommandé par the American boyfriend, qui m’a donné envie de m’intéresser à d’autres types d’ouvrages. Grand bien m’a pris. C’était vachement bien. Effectivement, cette histoire de drame familial sur fond de contestation de la guerre du Vietnam, de cette gamine bègue devenue terroriste, et des conflits internes du père… c’était captivant. Remarquez qu’avec les livres de ce mois-ci, on reste dans la thématique des problèmes de famille.

Si dans le cas de Blatty les personnages manquaient littéralement de profondeur, dans le livre de Roth, j’ai pu parfaitement ressentir la détresse du père sous ses airs d’homme indestructible, ses doutes quant à la culpabilité de sa fille, et souffrir avec lui devant l’effondrement de son monde. Et ça donne un aperçu plus vrai que nature de l’Amérique pendant la Guerre du Vietnam (1955-1975 pour les moins férus d’histoire), vue par des personnages en apparence lisse, mais beaucoup plus complexes qu’on peut l’imaginer.

Le seul reproche que je pourrait lui faire, c’est la façon dont l’auteur gère la fin du livre, qui s’articule autour d’un dîner insupportable, qui révèle la trahison de la femme (ou des femmes), et tout le désespoir qui en suit. Si on est déjà au courant du remariage du père, de sa mort (foutu cancer) et de celle de sa fille (peu claire), cette fin laisse sur les dents. Et nom de Dieu c’est dense à lire, autant à cause du style d’écriture (avec beaucoup de retours en arrière et de moment fantasmés) que du contenu.

 

Et sinon j’ai commencé A Gentleman in Moscow (vachement sympa à lire pour les plus anglophones d’entre vous), et j’ai vu Manchester by the Sea, le meilleur film que j’ai vu depuis… depuis longtemps !

Va voir Manchester by the Sea !

Nouveau style pour une nouvelle vie

Lectures, shower thoughts
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Avec en prime un aperçu de mon nouveau charmant bonnet

Mais que se cache derrière ce titre racoleur à souhaits ?

Comme toute personne qui se respecte, j’ai eu subitement envie d’entreprendre un renouveau de développement personnel qui change toute ta life et fait de toi une meilleure personne : j’ai nommé, les bonnes résolutions annuelles. Et comme tout nouveau résolutionneur (je sais pas si ce mot existe vraiment, à méditer…), je compte sur toute la force de ma volonté (on est mal barré) pour m’y tenir.

Etant donné que j’ai déjà fait l’effort surhumain de me (re)mettre au sport et de m’y tenir, thanks to the American boyfriend, et j’ai enfin réussi à arrêter de cloper après trois lamentables échecs, je me suis dit que, cette année, j’allais défier mes capacités de motivation en me fixant un nombre de livres à lire entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017. Une année comptant 52 semaines, j’ai fixé mon nombre de bouquins à 26, soit un toute les deux semaines.

Faisable donc.

J’ai d’ailleurs une pile de livre subtilement photographiée ici pour m’aider à démarrer. Je te fais ici l’honneur, toi lecteur assidu, de te la présenter en images.

 

Pastorale Américaine, de Philip Roth

Bon alors celui là c’est un peu de la triche vu que je l’ai déjà commencé. J’en suis à la page 130 (environ) si ça intéresse quelqu’un… Il m’a été recommandé par le American boyfriend, et pour l’instant c’est plutôt pas mal. Ca parle de drame familiale sur fond de guerre du Vietnam, de revendications sociales et de destins brisés. En soi c’est pas forcément ma came (j’aime les polars vois-tu) mais c’est TRES bien écrit et ça te donne un aperçu plutôt percutant de la société américaine d’après-guerre, det ses problèmes et de ses héros. Et j’avais déjà lu Portnoy et son Complexe du même auteur, et c’était fort sympa.

Un truc d’intello quoi ? Oui mais c’est bon pour toi…

 

Dimiter, de William Peter Blatty

Pour ceux qui ont vécu sous un caillou ces cinquantes dernières années, Blatty ce n’est ni plus ni moins que l’auteur de L’Exorciste… Oui parce qu’avant d’être le film le plus culte de William Friedkin, les aventures du démon Pazuzu avaient été couchées sur papier.

Celui-là aussi c’est carrément une magouille de ma personne, vu qu’il m’a tenu compagnie pendant une bonne partie de mes (longues) attentes au service des urgences après un poignet cassé ; et que je l’ai donc presque terminé, mais pas tout à fait. BOUH ! PAS BIEN !! En fait le truc c’est que, malgré un synopsis prometteur, ce livre me laisse pour le moins… dubitative. Ca avait pourtant l’air bien avec ces histoires de meurtres mystérieux, d’espions, d’occulte etc. Mais à plus de la moitié je vois pas trop où on va avec tout ça. Mais alors vraiment pas…

 

A Gentleman in Moscow, de Amor Towles

Honnêtement je n’ai pas une idée très claire de ce que ça raconte. Si j’ai bien tout suivi, et bien lu la quatrième de couverture, ça parle d’un aristocrate russe assigné à résidence dans un hôtel de luxe moscovite vues ses idées pas franchement révolutionnaires. Pour la petite histoire je l’ai acheté sur recommendation du vendeur à The Shakespeare Company, et j’aimais bien la couverture brillante. A la base je cherchais Dix Petits Nègres d’Agatha Christie. Comme quoi les grands esprits ne se rencontrent pas forcément.

Je suis la preuve vivante qu’on peut – littéralement – juger un livre à sa couverture (oh ça brille).

 

Les Versets Sataniques, de Salman Rushdie

Début de la page Wikipédia à propos de ce bouquin, éditée pour toi mon lecteur d’amour, par mes petites mains : « publié en 1988, […] en 1989, l’ayatollah Khomeini publie une fatwa de mort contre lui en mettant en cause son œuvre et force l’auteur à entrer dans la clandestinité. » Et vu que ça parle d’immigration, de déracinement de l’arrivant, d’attachement à son pays natal et son pays d’accueil, c’est d’actualité.

Tout un programme donc…

Celui là il fait partie de mes achats compulsifs sur Amazon (y’a pire comme achat compulsif tu me diras…), et vu l’épaisseur du bordel, ben j’ai légèrement manqué de motivation pour m’y mettre. Mais promis, tout va changer !

Bilan des courses fin février…

Deux ans au pays du schnitzel fumant #1

Autriche, expat life, voyage

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Veuillez noter la subtilité de la boutade du titre.

Etant à la recherche d’une vie (professionnelle principalement) meilleure, j’ai plié bagages en août 2014 afin de m’installer en Europe centrale, à Vienne plus précisément. L’idée générale était de trouver un stage aux Nations Unies – le rêve de ma vie – et à terme, pouvoir y travailler (t’inquiète maman, I’m on it).

La partie « installation » a été plutôt facile. Je partais d’abord finir mes études, j’ai pu donc m’installer en cité universitaire avant de trouver mon propre appartement. Quand la partie « administration » a commencé, étant habitué à l’efficacité à la française, ben j’en ai presque pleuré tellement c’est beau. J’ai ouvert un compte en banque en vingt minutes, idem pour ma ligne de téléphone portable, et je n’ai passé que 10 MINUTES avec la sécu. Je vous laisse quelques instants pour vous remettre de l’émotion causée par cette phrase.

Mais l’expatriation c’est avant tout une histoire d’intégration, et c’est là le sujet du jour. Enfin presque : j’ai décidé en cours d’écriture de diviser cet article en plusieurs articles thématiques.

Veuillez noter la qualité de cette transition.

La question première et primordiale que tout le monde se pose : qu’est-ce qu’on mange ?

T’aimes les patates ?

Le Français est un animal snob, le Français est particulièrement attaché à sa baguette, son fromage, et son pinard. Donc quand le Français débarque en Autriche, il a besoin d’une phase d’adaptation. Et tous les retours en Terre Promise (en France), lui donnent l’impression de – enfin – retourner dans des contrées civilisées.

En règle générale, je ne suis pas difficile, mais j’ai vite compris l’étendue de la crasse de mon ignorance en matière de gastronomie locale. Si je devais résumer ça d’une manière simple, deux ans plus tard, je dirais que la bouffe… c’est pas hyper fin. Il faut savoir que l’Autriche est un pays relativement froid en hiver, il faut donc que tes repas te tiennent au corps. Tu aurais donc la chance de manger du Wiener Schnitzel (escalope frite dans de la chapelure) mit Kartoffelsalat (besoin d’une traduction, quelqu’un ?), du Käsespätzle (genre de gnocchi cuit dans du fromage, paix et amour sur Terre), le tout arrosé d’une bonne bouteille de schnapps, te voilà paré à affronter la rigueur du climat, et à tomber en phase d’hibernation.

C’est aussi bien en cas de rupture ou de chagrin ou de défaite de ton équipe de foot… parce que c’est réconfortant et bien gras comme on l’aime. Je critique, je sais… mais bon, étant habitué à la cuisine du marché faite par môman, la transition a été un peu difficile.

En revanche, tout un pan de la culture autrichienne en terme de gastronomie et d’agriculture m’a énormément surpris : les Bundesländer (Etats fédérés) et les collectivités locales mettent un point d’honneur à preserver l’environnement autrichien, qui je dois bien l’avouer est exceptionnel. En conséquence, j’ai jamais autant mangé bio de ma vie, tous les restaurants proposent des menus végétariens (Ciel ! Mon tartare !), et la consommation de produits locaux et de saison est fortement encouragée par ton supermarché du coin. Ca rend pas forcément la bouffe moins lourde, mais l’Autriche est un pays relativement peu touché par les pics de pollution, et rien que pour ça tu fais un effort !

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Là ! Vert et clean comme on l’aime !

Par contre j’ai dû boire plus de bière ces deux dernières années que les vingt-deux qui ont précédé. La production et la qualité locale sont démentes, et c’est encore mieux quand tu t’y connais un peu. Et pardon maman, oui je sais, boire de la bière c’est pas très classe.

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