[Chroniques belges #4] Une journée à Bruges

expat life, shower thoughts, voyage

Il y a quelques mois (je sais j’ai vachement de retard), le American Husband, ma Blonde chérie et moi-même avons profité d’une journée de congé liée à chais-plus-trop-quoi pour prendre la route en direction de Bruges – ou Brugge pour les néerlandophones. C’était dans le contexte du weekend de mon anniversaire, ça a sûrement pesé dans la balance. Bruges était une ville que je voulais voir depuis notre arrivée en Belgique en Avril 2017, mais surtout après avoir vu Bons Baisers de Bruges, parce que c’était vraiment trop drôle. Chacun ses références. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi il nous a pris tant de temps à parcourir les quelques 120km qui sépare cette ville de Bruxelles.

IMG_0179

IMG_0184Surnommée la Venise du Nord, le centre historique de la ville (qui présente le plus grand intérêt) se visite à pieds. Nous avons décidé de faire la visite à la cool, sans plan ni carte ni but précis. Après avoir garé la voiture à l’entrée de la ville (gratuitement d’ailleurs, j’ai trouvé ça surprenant), nous nous sommes gaiement promenés parmis canaux, calèches, maisons typiques, odeurs de gauffre, et CENTAINES DE P***** DE TOURISTES ayant eu la même idée que nous au même moment. C’est l’unique point faible du coin : comme toutes les villes un temps soit peu historique et atypique, elle est rapidement envahie par des flots incessants de visiteurs, rendant la circulation et l’appréciation des lieux plus difficile. J’avais par exemple trouvé Anvers (ou Antwerp) J’ai par contre été extrêmement déçue de tomber par hasard sur les locaux pas terribles du College of Europe, THE université où tous les gens qui ont une carrière semblable à la mienne ont songé à aller.

Pour l’anecdote : à cette période, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’UE Mr Anthony Luzzatto Gardner y donnait des cours. J’aurais donné beaucoup pour pouvoir y assister. Tellement que je mets en lien un discours qu’il a prononcé dans le cadre d’une conférence organisée par mon ancienne boîte, auquel j’ai assisté cette fois ! Je me doute que cette anecdote n’intéresse personne, mais m’en fous, c’est mon blog !

Nous avons ensuite déjeuner chais-plus-trop-où (la meuf vachement utile), dans une gargotte typiquement belge, et nous sommes régalés de lapin des Ardennes à la bière et frites bien grasses avant de partir digérer en visitant les coins et recoins de la ville. Tranquille. Pas de location de vélos, ni même de gauffre ( ?!) pour nous, mais une jolie visite, et un coin où je prendrai plaisir à revenir si le temps s’y prête.

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Looking like we are about to drop the baddest album of the century

Et le temps s’y prête d’ailleurs rârement… vue la météo pourrie ! Enfin je m’égare…

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Chroniques belges #3 – une visite inédite, et une deuxième semaine de Insanity MAX30

Belgique, expat life, Healthy life, Sport

Hi ! 😊

Encore un peu de Bruxelles aujourd’hui ! Oui parce que la capitale de l’Union Européenne regorge de surprises cachées !

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D’abors le conseil de viste inutile dans la mesure où se lieu magique n’est ouvert au public que trois semaines par an entre mi-Avril et début-Mai. Faut pas rater son coup donc.

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Avec le American Husband, nous avons passé un dimanche aux Serres Royales de Laeken, sur le domaine de la monarchie belge (rien que ça, ça sonne déjà comme une blague). Après une petite balade en bus pas très scénique, nous voici arrivé à Laeken et faisons face au premier défi de la journée : y’a une queue de ouf. Heureusement, le camion à gauffres est là pour nous aider à patienter 😃. Une fois la gauffre avalée *cinq secondes chrono* et le coca dégusté, nous voilà à payer les 2€50 d’entrée, et à nous diriger vers l’entrée de l’objet du délit.

Enfin bref, pour la petite histoire, les serres ont été conçues en 1873 par l’architecte Alphonse Balat pour le Roi Leopold II, et revêt l’apparence d’une ville de verre au milieu d’un domaine vallonné du plus bel effet. Pour les plus cultivés d’entre vous, on se croirait presque dans le palais de Naboo. D’ailleurs, le design de Balat va servir d’inspiration pour tous les autres bâtiments de type art nouveau construits à Bruxelles dès la fin du XIXème siècle. Un vrai lanceur de tendances ! Les serres quant à elle contiennent une variété de plantes et fleurs de grande valeur, dont certaines remontent à la période du roi qui les avaient commandées. Rien que ça

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Et bien c’est une visite de grande qualité ! On passe de serre en serre, de plante rare à plante exotique, en suivant un petit circuit qui s’achève dans le grandiose Palais d’Hiver, qui abrite un certain nombre de palmiers rutilants et autres plantes préhistoriques.

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Conclusion : comme l’a si bien dit le Husband, malgré la foule, meilleurs 2€50 que j’ai dépensé depuis longtemps !

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#WOD 😊 Dans un autre registre, j’ai complété non sans mal la semaine semaine du programme intensif signé Shaun T, Insanity MAX30. Et bien outre le fait que je commence à voir quelques résultats physiques (coucou les début d’abdos), la VRAIE différence revient à une augmentation drastique de mes capacités physiques et d’endurance. En d’autres termes, je cours plus vite, plus fort, plus longtemps. C’est très surprenant, voire même déroutant.

J’ai essayé de pousser le vice aussi en faisant deux vidéos de suite, une de trente minutes et une de récupération active. Peu recommandé aux âmes sensibles… J’ai les bras en côton mou après toutes ces pompes ! 😃

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Chroniques Belges #2 – Vis ma vie de touriste les jours de pluie

Belgique, expat life, shower thoughts, voyage

Hi !

Pour la petite histoire, j’ai déménagé à Bruxelles pour suivre le American Husband qui y a trouvé un boulot. Ouais, ouais, t’as vu la femme dévouée que je suis.

Vu que je ne travaille pas encore (je suis sur le coup), je balance mes journées entre recherche d’emploi, activités de femme d’intérieur, et tourisme de masse. Et il y a de quoi faire ! Si Bruxelles ne ressemble en rien à Vienne, que ce soit au niveau du coût de la vie, efficacité de l’administration, ponctualité des transports en communs (pourquoi ?… *larme de désespoir*), ambiance, bouffe etc. la vie belge reste très animée et riche en coin et recoin pour passer le temps. J’écris d’ailleurs ces lignes dans un café ma foi fort sympathique mais un peu bruillant, tout proche du quartier des musées (le Jat’Café au 28 rue de Namur, juste pour info).

Donc sans transition, voici une liste non exhaustive des trucs à faire quand tu t’ennuies à Bruxelles, et qu’accessoirement il pleut.

 

#1 Le Musée Magritte

Incontournable et inspiré. Voilà comment je décrirais ce monument à la gloire du célèbre peintre René Magritte, figure essentielle du mouvement surréaliste. Le musée est situé dans l’Hôtel du Lotto, faisant partie plus d’un vaste ensemble néoclassique sur la Place Royale de Bruxelles abritant les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

La visite se déroule en descendant depuis le 3ème étage du bâtiment jusqu’au sous-sol, et chaque salle retrace une période différente de la vie de Magritte, ses œuvres, ainsi que des photos, son travail en tant que dessinateur d’affiches, et sa correspondance personnelle qui offre un éclairage intéressant sur la production du monsieur. C’est fort sympathique : la collection est riche en peintures, objets etc. et ose abordé des aspects généralement peu traité de la vie d’un artiste, aussi bien personnelle que professionnelle. D’ailleurs en parlant d’éclairage, c’est le seul reproche que je pourrais faire au musée : la scénographie des lieux laisse parfois à désirer, et les spots lumineux qui se reflètent sur la vitre des tableaux empêchent parfois d’admirer correctement le travail de détail des toiles.

Et pomme sur le chapeau melon (en référence au Fils de l’Homme, t’as compris ?), l’entrée ne coûte que 2€ pour les moins de 25 ans, et le musée autorise la prise de photos. Pas cher, pas cher.

 

#2 Le Centre Belge de la Bande Dessinée

Tout aussi incontournable dans la culture belge : les bandes dessinées. Retour en enfance oblige.

Si le Musée en lui-même ne m’a pas passionné outre mesure, le centre a quand même présenté une visite tout à fait épatante, et ce pour deux raisons : d’abord le bâtiment en lui-même. Il s’agit d’une magnifique structure de type Art Nouveau, dessinée par le génial architecte belge Victor Horta en 1903, et achevé en 1906. Pour la petite leçon d’Histoire, le bâtiment abritait à l’origine les Magasins Waucquez, spécialisés dans le commerce de tissus. Ensuite, les planches de bandes dessinées originales. En effet, même si les panneaux explicatifs ne présentent pas un intérêt particulier (différentes étapes du processus de création, trucs du genre), avoir accès à des originaux de ses BDs préférées a quelque chose de magique. Mention spécial pour la petite expo sur les Schtroumpfs ! Parce que les Schroumpfs c’est la vie.

Sinon c’est 8€ l’accès, les photos sont autorisées, et le billet d’entrée ouvre l’accès à la bibliothèque, soit une énoooorme réserve de BDs.

 

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Chroniques belges #1 – Déménager et le challenge Insanity 30 MAX

Belgique, expat life, Healthy life, Sport, voyage

Début Avril 2017, le American Husband et moi-même avons déménagé en Belgique, à Bruxelles plus précisemment. En effet, le monsieur avait trouvé le job de ses rêves, et je n’avait toujours pas progressé en allemand (honte sur moi). Il était donc temps de s’envoler vers de nouveaux horizons, à seulement 1h30 en Thalys de Paris. Et après une semaine de navigation hasardeuse, et bien la vie bruxelloise est plutôt fort sympathique, à mi-chemin entre la France bien de chez nous, et les Pays-Bas.

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Outre les phases d’adaptation plus ou moins ardues (on n’est pas en France ici Madame…), l’un des plus grand changement pour nous a été de ne plus avoir accès à notre salle de sport bien aimée – ou notre supermarché, le bar du coin, les copains de Donjons et Dragons, les colocs relou, etc.

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Une fois passée la recherche d’appartement, j’ai voulu testé une nouvelle approche du sport, qui ne me coûterait pas la peau de ma fesse gauche, et qui sortirai un peu de l’ordinaire. Bon on a quand même trouvé une salle pas loin de chez nous, parce que faut pas déconner non plus, et les habitudes ont la vie dure. Donc un beau jour, une fois installée dans ma chambre provisoire, et après avoir regardé ri devant cette vidéo, je me suis dit que j’allais testé le challenge Insanity 30 MAX (*bruit de tonnerre pour l’ambiance*).

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Késako ?

Insanity 30 MAX, c’est un programme d’entrainement en vidéo super intense avec Shaun T, un coach américain super balèze qui te parle pendant toute ta séance de torture ! Il existe d’autres formats de Insanity, mais moi j’ai choisi la version 30 minutes (d’où le nom, logique, t’as vu). Pendant ces 30 minutes, 5 fois par semaine, tu alterne entre cardio, exercice de renforcement musculaire, larmes, sang, sueur, et accomplissement personnel. Le programme dure deux mois, et je viens de finir la première semaine.

*Disclaimer* Je pense être relativement en forme, je coure en moyenne 50 bornes par semaine, je lift, j’ai arrêté de cloper y’a un an et demi etc. J’ai décidé d’entreprendre cette farce dans le seul but de satisfaire une certaine forme de curiorité malsaine, et donc dans un but quelconque de perte de poids, voire que sais-je. Ceci étant dit ça veut pas dire que j’ai pas mal partout.

 

Semaine 1 : la douleur

Comment dire… Shaun T, ton programme, c’est de la folie furieuse ! Même les mecs qui font la vidéo avec toi ont l’air de galérer ! Alors penses-tu, nous, pauvres péquenots… Le pire c’est que le lendemain du premier jour, au réveil, je me sentais plutôt bien. A l’heure où j’écris ces lignes, tous les muscles de mon corps sont en grêve reconductible. Mais bon au moins je sens que ça travaille, c’est le but non ?

Vous l’avez donc compris c’est super intense. La séance du mercredi m’a achevé (cardio de ouf) et je n’ai jamais été aussi contente d’avoir lâché la cigarette. Malgré les encouragements du coach via vidéo, 90% du temps tu te dis que c’est une connerie et que tu devrais arrêter. Mais au finale une demi-heure ça va relativement vite, et à la fin tu es fier d’avoir tenu.

Sinon niveau résultat, au bout d’une semaine je vois pas vraiment de changement à part les courbatures. Affaire à méditer la semaine prochaine…

Deux ans au pays du schnitzel fumant #1

Autriche, expat life, voyage

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Veuillez noter la subtilité de la boutade du titre.

Etant à la recherche d’une vie (professionnelle principalement) meilleure, j’ai plié bagages en août 2014 afin de m’installer en Europe centrale, à Vienne plus précisément. L’idée générale était de trouver un stage aux Nations Unies – le rêve de ma vie – et à terme, pouvoir y travailler (t’inquiète maman, I’m on it).

La partie « installation » a été plutôt facile. Je partais d’abord finir mes études, j’ai pu donc m’installer en cité universitaire avant de trouver mon propre appartement. Quand la partie « administration » a commencé, étant habitué à l’efficacité à la française, ben j’en ai presque pleuré tellement c’est beau. J’ai ouvert un compte en banque en vingt minutes, idem pour ma ligne de téléphone portable, et je n’ai passé que 10 MINUTES avec la sécu. Je vous laisse quelques instants pour vous remettre de l’émotion causée par cette phrase.

Mais l’expatriation c’est avant tout une histoire d’intégration, et c’est là le sujet du jour. Enfin presque : j’ai décidé en cours d’écriture de diviser cet article en plusieurs articles thématiques.

Veuillez noter la qualité de cette transition.

La question première et primordiale que tout le monde se pose : qu’est-ce qu’on mange ?

T’aimes les patates ?

Le Français est un animal snob, le Français est particulièrement attaché à sa baguette, son fromage, et son pinard. Donc quand le Français débarque en Autriche, il a besoin d’une phase d’adaptation. Et tous les retours en Terre Promise (en France), lui donnent l’impression de – enfin – retourner dans des contrées civilisées.

En règle générale, je ne suis pas difficile, mais j’ai vite compris l’étendue de la crasse de mon ignorance en matière de gastronomie locale. Si je devais résumer ça d’une manière simple, deux ans plus tard, je dirais que la bouffe… c’est pas hyper fin. Il faut savoir que l’Autriche est un pays relativement froid en hiver, il faut donc que tes repas te tiennent au corps. Tu aurais donc la chance de manger du Wiener Schnitzel (escalope frite dans de la chapelure) mit Kartoffelsalat (besoin d’une traduction, quelqu’un ?), du Käsespätzle (genre de gnocchi cuit dans du fromage, paix et amour sur Terre), le tout arrosé d’une bonne bouteille de schnapps, te voilà paré à affronter la rigueur du climat, et à tomber en phase d’hibernation.

C’est aussi bien en cas de rupture ou de chagrin ou de défaite de ton équipe de foot… parce que c’est réconfortant et bien gras comme on l’aime. Je critique, je sais… mais bon, étant habitué à la cuisine du marché faite par môman, la transition a été un peu difficile.

En revanche, tout un pan de la culture autrichienne en terme de gastronomie et d’agriculture m’a énormément surpris : les Bundesländer (Etats fédérés) et les collectivités locales mettent un point d’honneur à preserver l’environnement autrichien, qui je dois bien l’avouer est exceptionnel. En conséquence, j’ai jamais autant mangé bio de ma vie, tous les restaurants proposent des menus végétariens (Ciel ! Mon tartare !), et la consommation de produits locaux et de saison est fortement encouragée par ton supermarché du coin. Ca rend pas forcément la bouffe moins lourde, mais l’Autriche est un pays relativement peu touché par les pics de pollution, et rien que pour ça tu fais un effort !

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Là ! Vert et clean comme on l’aime !

Par contre j’ai dû boire plus de bière ces deux dernières années que les vingt-deux qui ont précédé. La production et la qualité locale sont démentes, et c’est encore mieux quand tu t’y connais un peu. Et pardon maman, oui je sais, boire de la bière c’est pas très classe.

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