[Summer Backpacking – Asie du Sud-Est] #5 Tad Lo et le Plateau des Bolavens, Laos

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Hi !

A l’heure où j’écris ces lignes, le American Husband et moi-même sommes en stand-by, sur le point de nous envoler pour un voyage de noces bien mérité en Jordanie. Aussi après avoir réglé les formalités d’usages d’avant vacances (genre : « Oh mon Dieu il faut que j’envoie ma déclaration d’impôt ! Oh mon Dieu il faut que je fasse faire mon permis de conduire ! »), il me reste quelques heures à tuer avant de me diriger vers l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. Donc sans transition, l’épisode suivant de mon séjour estival en Asie du Sud-Est, avec aujourd’hui le récit de nos trois jours sur le Plateau des Bolavens, dans le Sud du Laos.

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30 Août 2017 – Tad Lo, Plateau des Bolavens, Laos

Le Plateau des Bolavens témoigne d’une façon singulière de la diversité du Laos, dont les multiples facettes se dévoilent à la manière d’une claque (souvent visuelle) dans les dents. Notre première journée sur le plateau fut placé sous le signe de la nature, avec les visites des chutes de Tad Fane (où j’eu la chance immense de me faire dégager façon Trump à l’OTAN par une bande de touristes Thai en délire) et Tad Champee. Ce fut aussi l’occasion de tester le café des Bolavens, cœur économique de la région. En effet le plateau constitue le centre alimentaire du Laos, vue l’activité agricole soutenue, faisant tout le charme de la région. La soirée fut quant à elle plus calme, entrecoupée de repas médiocres et karaokés endiablés.

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La deuxième journée fut – selon moi  (et en l’occurrence c’est toujours selon moi vu que c’est moi qui écrit ce journalJ’dis des trucs super intéressants des fois…) – la plus riche culturellement parlant, lorsque nous sommes partis à la rencontre d’abord de l’économie locale au travers de l’exploitation du café ! Après un réveil ensoleillé, nous nous sommes d’abord rendus à la Jhai Coffee House à Paksong, soit une coopérative permettant à 22 familles de vivre du commerce de ta tasse du matin ! Le maitre des lieux parlait également français !

Le deuxième stop de la journée s’effectua ensuite dans un village animiste d’éthnie Katu dans lequel nous avons passé la journée. Après avoir partagé un petit café (encore !) et déjeuner, nous avons participé à une visite du village, et voici une liste non-exhaustive de ce que j’ai retenu.

Tout le monde fume des pipes à eau de la taille d’un gratte-ciel, et ce depuis la plus tendre enfance (preuve en image ci-dessous). D’abord à cause d’une légende impliquant un géant et un sacrifice humain, mais maintenant parce que ça éloigne les moustiques (habile !).

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La culture du café, pilier de l’économie locale, est intrinsèquement liée à l’histoire coloniale de la France (et de l’Europe en général) , ayant rapporté les premiers plants de la Réunion. Il s’agit là d’une vérité générale pour tous les pays exploitants, du Brésil à l’Ethiopie, en passant par l’Asie du Sud-Est.

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La plante…

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… La tasse !

Le Laos est un melting pot culturel indéchiffrable. Une simple province – comme celle de Champassak) peut contenir une quarantaine d’éthnies différentes, toutes se déclarant de traditions et dialectes différents. Le village Katu pratique par exemple une religion animiste d’origine hindu, alors que même pas 10km plus loin, le propriétaire de noitree guesthouse vient d’un village de confession bouddhiste. Par conséquent, ces trois jours sur le plateau m’ont donné envie de me replonger dans l’histoire coloniale de la France, sur laquelle il subsiste encore quelques zones d’ombres dans mon esprit.

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Enfin, notre dernière journée sur le plateau m’a aidé à apprendre à baisser la garde vis-à-vis des locaux. En effet, mon expérience de vol de sac en Amérique Latine m’avait bien braqué (être beaucoup plus relax m’a d’ailleurs bien aidé lors de mon voyage récent en Jordanie). Aussi, étant à la recherche d’une cascade où nous baigner, nous nous perdîmes et demandâmes (notez l’utilisation subtile du passé simple !) notre chemin dans un village local. Les gamins du coin décidèrent donc de nous servir de guides, et nous nous retrouvâmes dans un spot secret et parfait sous la cascade, que nous n’aurions jamais trouvé par nous-même.

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[Chroniques belges #4] Une journée à Bruges

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Il y a quelques mois (je sais j’ai vachement de retard), le American Husband, ma Blonde chérie et moi-même avons profité d’une journée de congé liée à chais-plus-trop-quoi pour prendre la route en direction de Bruges – ou Brugge pour les néerlandophones. C’était dans le contexte du weekend de mon anniversaire, ça a sûrement pesé dans la balance. Bruges était une ville que je voulais voir depuis notre arrivée en Belgique en Avril 2017, mais surtout après avoir vu Bons Baisers de Bruges, parce que c’était vraiment trop drôle. Chacun ses références. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi il nous a pris tant de temps à parcourir les quelques 120km qui sépare cette ville de Bruxelles.

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IMG_0184Surnommée la Venise du Nord, le centre historique de la ville (qui présente le plus grand intérêt) se visite à pieds. Nous avons décidé de faire la visite à la cool, sans plan ni carte ni but précis. Après avoir garé la voiture à l’entrée de la ville (gratuitement d’ailleurs, j’ai trouvé ça surprenant), nous nous sommes gaiement promenés parmis canaux, calèches, maisons typiques, odeurs de gauffre, et CENTAINES DE P***** DE TOURISTES ayant eu la même idée que nous au même moment. C’est l’unique point faible du coin : comme toutes les villes un temps soit peu historique et atypique, elle est rapidement envahie par des flots incessants de visiteurs, rendant la circulation et l’appréciation des lieux plus difficile. J’avais par exemple trouvé Anvers (ou Antwerp) J’ai par contre été extrêmement déçue de tomber par hasard sur les locaux pas terribles du College of Europe, THE université où tous les gens qui ont une carrière semblable à la mienne ont songé à aller.

Pour l’anecdote : à cette période, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’UE Mr Anthony Luzzatto Gardner y donnait des cours. J’aurais donné beaucoup pour pouvoir y assister. Tellement que je mets en lien un discours qu’il a prononcé dans le cadre d’une conférence organisée par mon ancienne boîte, auquel j’ai assisté cette fois ! Je me doute que cette anecdote n’intéresse personne, mais m’en fous, c’est mon blog !

Nous avons ensuite déjeuner chais-plus-trop-où (la meuf vachement utile), dans une gargotte typiquement belge, et nous sommes régalés de lapin des Ardennes à la bière et frites bien grasses avant de partir digérer en visitant les coins et recoins de la ville. Tranquille. Pas de location de vélos, ni même de gauffre ( ?!) pour nous, mais une jolie visite, et un coin où je prendrai plaisir à revenir si le temps s’y prête.

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Looking like we are about to drop the baddest album of the century

Et le temps s’y prête d’ailleurs rârement… vue la météo pourrie ! Enfin je m’égare…

[Summer Backpacking Asie du Sud-Est] #4 Paksé et la Province de Champasak

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Hi !

Quatrième épisode de mes aventures estivales en Asie du Sud-Est. Trier mes photos parvient habilement à me rappeler qu’il existe encore des contrées chaudes et agréables, dans la mesure où je suis actuellement bloquée en position horizontale sur mon canap’, en raison d’une grippe carabinée. Heureusement, le American Husband et moi-même partons dans quelques semaines en Jordanie, histoire de retrouver un peu le soleil. Ce voyage me donnera d’ailleurs l’occasion de peut-être rédiger un journal de bord.

Oui parce que tu vois… le carnet que j’utilisais en Asie me sert maintenant pour mes séances Donjons et Dragons. On s’occupe comme on peut.

Dans cet article, on va parler de la ville Laotienne de Paksé, dans le Sud du pays, ainsi que de la province environnante de Champasak. Encore une fois sans transition, la suite de mon journal de bord.

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29 Août 2017 – Paksé, Province de Paksé, Laos

En attendant de partir pour le plateau des Bolavens – moment fort de notre voyage au Laos – petit récapitulatif de la journée d’hier. Les voyages sont faits de rencontre. Après un départ, une nouvelle arrivée en la personne d’un chinois australien fort attachant, a mené à de bonnes surprises. Ces surprises consistent en l’obtention de prix préférentiels sur des billets de bus, et une rencontre avec une famille Laotienne s’étant achevée par un cours de cuisine traditionnelle et un diner des familles.

Mais avant d’aller agresser nos tripes à la salade de papayes (qui arrache sa mère), nous nous sommes rendus dans la région de Champasak, à la découverte de l’histoire du pays. Et nous avons rencontré l’Histoire personnifiée par le site archéologique de Wat Phou, soit un ensemble de temples hindous préangkoriens, étalés sur un site montagneux de 4km2. C’est en gros ce que j’ai retenu de la brochure distribuée à l’entrée, qui n’a pas fait long feu vue la pluie.

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On s’est fait offrir des têtes de poulets frites aussi. Mais personne a été assez courageux pour tenter l’aventure. J’ai voulu étayer un peu aussi mes explications sur Wat Phou. Du coup j’ai fait des recherches sur l’internet. Wat Phou est un ensemble de temples situés au pied du mont Phou Kao, et dont la plus ancienne structure remonte au Vème siècle, même si la plupart des temples ont été construits au XIème siècle. D’abord dédié au dieu hindou Shiva, l’ensemble fut ensuite converti au Bouddhisme Theravada – soit la branche la plus conservatrice et proche du Bouddhisme primitif, et originaire du Sri Lanka – lors de l’administration du Laos par l’Empire Khmère dès le Xème et XIème siècle.

Alors je suis pas particulièrement experte en histoire du Bouddhisme et histoire de l’Asie précoloniale. J’espère donc que ces (maigres) approfondissements suffiront à étancher votre soif de culture.

Enfin soit.

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Malgré la boue et la mousson (mention spéciale pour l’attaque d’insectes), la vision de ces temples, l’attention portée au détail des bas-reliefs, l’état exceptionnel de conservation du site et le remarquable travail de restauration entrepris à la fin des années 80 ont fait de cette visite l’une de mes préférées. Alors oui je sais que je dis ça souvent, mais ce pays est surprenant à tous les niveaux. Moment d’autant plus exceptionnel que les moyens pour y parvenir furent constitués de voyage en pick-up hilarants (et trempés, mousson oblige) le long du Mékong.

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L’arme du crime, ou plutôt les armes du crime, qui malgré leur potentiel gustatif, furent bien trop épicées à notre goût.

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[Summer Backpacking : Asie du Sud-Est] : Vang Vieng et sa province

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Avec un retard de cinq mois dû au travail et à la flemme, voici la suite de mon journal de bord asiatique !

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Après une nuit courte et mouvementée dans un bus-couchette pas vraiment tout-terrains, un petit retour sur notre séjour à Vang Vieng (dans le centre du pays). D’abord, pour ceux qui ont la flemme, un petit résumé : éboulements sur la route ? Check. Se retrouver sous la moussons (que dis-je, la douche) alors que t’es pas en train de rentrer ? Check. Se fracturer la rétine devant les grandioses forêts du Laos ? Super check ! Le coin est entouré par moultes rizières et falaises verdoyantes, et notre visite fut placée sous le signe des longues balades à dos de scooter et baignades dans les sources locales.

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En même temps vue la chaleur locale c’était pas du luxe. Le soleil cogne fort du matin au soir, et l’investissement dans la crème solaire conditions extrêmes n’était pas du luxe ! Je garde d’ailleurs un souvenir ému de l’hilarité générale des locaux lors de nos nombreuses séances quotidiennes de tartinage.

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La région de Vang Vieng est particulièrement connue pour ses activités de tubbing, consistant à descendre le Mékong sur une chambre à air tout en consommant de larges quantités d’alcool… Nous nous sommes bien abstenus, mais  n’avons pas pu resister à l’appel de la bière danoise dans le seule pub irlandais ( ???) tenu par un vrai irlandais, du coin.

Malgré quelques mésaventures d’ordre digestif (oui bon…), cette partie du Laos s’imposa comme l’une de mes préférées.

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Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, à peine installés qu’il est déjà temps de repartir, cette fois-ci pour le Sud du pays, à Paksé plus précisément. La première partie fut déjà riche en émotions diverses et variées, d’abord quand l’un d’entre nous, faute de place dans le bus, s’est retrouvé à faire le voyage jusqu’à Vientiane sur une chaise de jardin (lol). Ensuite, notre escale à la capitale a donné lieu à des séparations déchirantes, quand notre camarade espagnol trouvé en route a décidé de continuer sa route vers la Thaïlande, puis la Birmanie.  Enfin soit.

Dix heures plus tard et un trajet des plus sportifs, nous voici donc bien arrivés à Paksé, province de Champassak, et sous une pluie battante, prêts à battre la campagne jusqu’au plateau des Bolavens.

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La suite au prochain épisode – Wat Phou, les Bolavens, et ou comment j’ai échappé vaillamment aux morsures de sangsues.

[Summer Backpacking : Asie du Sud-Est] #2 Luang Prabang et premiers pas au Laos

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Hi !

Bienvenue au deuxième épisode de mes aventures en Asie. Cet exercice est très amusant pour moi, dans la mesure où il me permet de revivre mon voyage sous un angle nouveau, avec le recul du retour à la maison. Vous pouvez d’ailleurs retrouver mon premier article à ce sujet ici. Dans cet article, on va parler de la ville de Luang Prabang, située dans la province du même nom au nord du Laos. Cette ville était absolument extraordinaire, d’une beauté saisissante grâce à la présence de nombreuses maisons de maître datant de l’époque coloniale, et un haut lieu du Bouddhisme en Asie du Sud-Est.

Donc sans transition, voici un nouvel extrait de mon journal de bord !

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24 août 2017 – Luang Prabang, Province de Luang Prabang, Laos

Ca va faire maintenant deux jours que j’ai atteint l’ancienne capitale du Laos, et ces jours sont mes vrais premiers jours de vacances. J’ai enfin rejoint la troupe, toute bronzée et pleine d’entrain (neuf copains et une pièce rapportée espagnole lo siento Hector :D). J’ai aussi ramassé en route une camarade belge, rencontrée dans le bus. La fatigue initiale du voyage en avion est passée très vite, remplacée par l’excitation du voyage.

Ces deux jours ont été principalement consacrés à la visite de temples (les mêmes qu’à Bangkok), et de cascades : les chutes de Kuang Si et Tad Sae.

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En haut les chutes de Kuang Si, en bas les cascades en terrasse de Tad Sae

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Petite balade en pirogue le long du Mékong pour atteindre Tad Sae

Comme expliqué plus haut, Luang Prabang est un haut lieu du Bouddhime en Asie, et le temple principal de la ville, le Wat Xieng Thong, construit au XVIème siècle, contient une superbe représentation incrustée dans un mur d’un pipal (ou figuier des pagodes) , un arbre sacré sous lequel Bouddha aurait atteint l’illumination.

 

De là on se souviendra la luxuriance de la campagne, la majestée des temples, les balades à dos de scooter, et les baignades dans les chutes d’eau (cool). On se souviendra aussi des barrages de police (au soleil, parce que sinon c’est pas drôle) ; de la mousson (avec des gouttes de la taille de balles de tennis) ; les nids de poule ; une expérience de mort imminente, où je fus héroïquement sauvée des eaux ; et une impression étrange que cette ville magnifique sert de vitrine pour les touristes, et devient une sorte de Disneyland (moins cool).

On reparlera plus tard, dans une sorte d’article conclusion sur ce voyage, du fait que malgré leur énorme potentiel et leur beauté, ces pays d’Asie du Sud-Est restent des pays très compliqués.

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A l’heure qu’il est notre prochaine destination est encore incertaine (en tout cas pour moi), mais il est déjà sûr que j’en prend plein les yeux !

Et j’ai continué à en prendre plein la vue au cœur de ces riantes contrées ! Au prochain épisode, on parlera de la région de Vang Vieng et de la magnificience de la campagne.  

 

Ciao !

[Summer Backpacking : Asie du Sud-Est] #1 Bangkok, et premières impressions

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Hi !

Je commence avec cet article une série de récits de voyage, issus de mon journal de bord rédigé lors de mon voyage en Asie cet été. En effet, j’avais décidé de rejoindre un groupe d’amis pour trois semaines entre le Laos et le Cambodge, et j’avais pour l’occasion fais l’acquisition (rime de ouf) d’un moleskine – ces carnets légendaires qui coûtent une blinde – afin de pouvoir y noter mes impressions et expériences vécues sur place.

Il faut dire qu’il y a eu, de l’aventure.

Entre glissades dans la boue en scooter, expériences de mort imminente sur la route, attaques de moustiques et coups de soleil, je ne savais plus où donner de la tête ! Heureusement, la bouffe, les gens et les paysages sublimes étaient là pour rattraper le coup ! 🙂

Cette série sera donc pour moi l’occasion de retranscrire ce journal, de même que de commenter, à froid (oui parce que j’ai eu quelques crises existentielles sur place), mes écrits. Aussi pour les besoins de cette série, mon carnet de bord sera rédigé en italique.

J’ai commencé de voyage par une escale de 12h à Bangkok, Thaïlande, entre le vol qui m’avait emporté à Bruxelles, et celui qui devait m’envoyer à Vientiane, République Démocratique Populaire du Laos. Voici donc mes premières impressions sur l’Asie du Sud-Est, dans l’une de ses capitales les plus vivantes.

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21 Août 2017 – Aéroport International Suvarnabhumi, Bangkok, Thaïlande

Il est actuellement 18h30 à l’aéroport de Bangkok, et j’attends mon vol pour le Laos. Je n’ai pas dormi depuis environ 26h (la faute à mon choix de prendre le vol le moins cher, avec donc des horaires et escales pourries), et je commence à peine mon road trip en Asie. La chaleur y est écrasante, et ce dès l’aube.

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A chaud, Bangkok m’est apparue comme une ville de contraste intense, entre luxuriance démesurée, pauvreté comme j’en ai rarement vue, et remplie de temples étincelants et rues bordéliques. C’est une ville qui déborde d’une énergie singulière malgré les difficultés politiques et économiques qui secoue le pays. On est très loin du flegme apaisé et lisse du vieux continent. La fatigue n’aidant pas, je me suis laissée trainer dans quelques pièges à touristes. Pas grave, on va dire que c’est le début (quelques dépenses pas justifiées,  notamment mes aventures sur les routes : je me suis accrochée à mon taxi-scooter plus fermement qu’une moule à son rocher). Et c’est pas peu dire : entre conduite suicidaire et abondance de véhicules, t’as le temps de voir défiler ta vie sous tes yeux à chaque carrefours.

J’ai commencé par le quartier du palais impérial. Hypnotisant (sauf la partie où t’es fouillé comme un malpropre… passons). Puis je me suis laissée embarquer pour un tour en barque sur le Chao Praya. A un moment, au milieu du désordre des maisons sur pilotis (et des lézards géants dégueulasses), une femme qui étendait son linge m’a souri. Elle avait l’air sincère et, pendant un instant, j’ai cru saisir l’esprit de la Thaïlande.

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Lézard géant dégueulasse 

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Hum… Philosophie ! J’étais vraiment crevée à ce moment, je divaguais un peu. Lol.

J’aurais aimé rester plus longtemps. J’ai l’impression de n’avoir gratté que la surface. Je reviendrai ! Rétrospectivement c’est assez ironique, dans la mesure où Bangkok est sûrement la ville qui m’a le moins plus de tout le séjour, Vientiane et Phnom Penh étant des villes beaucoup plus agréables.

Dans quelques minutes, une voix de haut-parleur va annoncer : « please procede to gate for boarding… ». Après une sieste bien méritée, je me réveillerai à Vientiane. C’est la fin du prologue de ces vacances en Asie.

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Il était un petit navire-euuuh 😀 

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les berges du Chao Praya

Sur ces bonnes paroles, je m’en vais à la dégustation d’un poulet épicé maison des familles, et vous laisse sur ce premier article. Dans un prochain épisode, on parlera de Luang Prabang et du pays de l’humidité constante.

Ciao !

L’été des festivals : OKFest – parc national de Sutjeska, Bosnie-Herzégovine

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Comme expliqué , j’ai une affection particulière pour les pays des Balkans, car malgré son histoire pour le moins… compliquée (c’est pas peu dire), la région dispose d’un potentiel touristique énorme. Alors quand mon pote Šaja m’a proposé en 2015 de le rejoindre pour un festival – OKFest – au cœur du plus vieux parc naturel de Bosnie, le parc de Sutjeska, je n’ai pas hésité longtemps. Et comme prévu, mon séjour fut tellement exceptionnel que je m’étais promis de revenir.

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Le 30 juin dernier je me suis donc envolée pour Sarajevo, où j’ai eu la chance de passé quelques heures en compagnie de ma copine Sana (comme quoi tous mes potes locaux sont blogueurs), avant d’être récupérée par Šaja. Je vous passe les détails de notre première soirée de débauche, où j’ai dû boire mon poids en bière (ça va pas chercher loin tu me diras), puisque la partie la plus intéressante a commencé dès le lendemain matin. Nous nous sommes mis en route pour deux des plus belles parties du parc : la cascade de Skakavac, située au cœur de la dernière forêts primaire d’Europe, et le lac de Trnovačko, situé du côté Monténégrin du parc (environ 2h de rando).

Pour la partie biologie, une forêt est primaire grâce à son à haut degré de naturalité n’ayant jamais été détruite ni très exploitée, ni fragmentée ni directement ou manifestement influencée par l’homme. Et effectivement, la route est exceptionnelle et très bien préservée. Les photos parlent d’elles-même.

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Dans le coin à gauche, la cascade de Skakavac

Et outre les paysages à couper le souffle, j’ai pu écouté d’obscures groupes issus de part et d’autres de l’Ex-Yougoslavie… Et bien ça envoie du lourd !

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Traverser les frontières…

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Chroniques belges #3 – une visite inédite, et une deuxième semaine de Insanity MAX30

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Hi ! 😊

Encore un peu de Bruxelles aujourd’hui ! Oui parce que la capitale de l’Union Européenne regorge de surprises cachées !

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D’abors le conseil de viste inutile dans la mesure où se lieu magique n’est ouvert au public que trois semaines par an entre mi-Avril et début-Mai. Faut pas rater son coup donc.

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Avec le American Husband, nous avons passé un dimanche aux Serres Royales de Laeken, sur le domaine de la monarchie belge (rien que ça, ça sonne déjà comme une blague). Après une petite balade en bus pas très scénique, nous voici arrivé à Laeken et faisons face au premier défi de la journée : y’a une queue de ouf. Heureusement, le camion à gauffres est là pour nous aider à patienter 😃. Une fois la gauffre avalée *cinq secondes chrono* et le coca dégusté, nous voilà à payer les 2€50 d’entrée, et à nous diriger vers l’entrée de l’objet du délit.

Enfin bref, pour la petite histoire, les serres ont été conçues en 1873 par l’architecte Alphonse Balat pour le Roi Leopold II, et revêt l’apparence d’une ville de verre au milieu d’un domaine vallonné du plus bel effet. Pour les plus cultivés d’entre vous, on se croirait presque dans le palais de Naboo. D’ailleurs, le design de Balat va servir d’inspiration pour tous les autres bâtiments de type art nouveau construits à Bruxelles dès la fin du XIXème siècle. Un vrai lanceur de tendances ! Les serres quant à elle contiennent une variété de plantes et fleurs de grande valeur, dont certaines remontent à la période du roi qui les avaient commandées. Rien que ça

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Et bien c’est une visite de grande qualité ! On passe de serre en serre, de plante rare à plante exotique, en suivant un petit circuit qui s’achève dans le grandiose Palais d’Hiver, qui abrite un certain nombre de palmiers rutilants et autres plantes préhistoriques.

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Conclusion : comme l’a si bien dit le Husband, malgré la foule, meilleurs 2€50 que j’ai dépensé depuis longtemps !

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#WOD 😊 Dans un autre registre, j’ai complété non sans mal la semaine semaine du programme intensif signé Shaun T, Insanity MAX30. Et bien outre le fait que je commence à voir quelques résultats physiques (coucou les début d’abdos), la VRAIE différence revient à une augmentation drastique de mes capacités physiques et d’endurance. En d’autres termes, je cours plus vite, plus fort, plus longtemps. C’est très surprenant, voire même déroutant.

J’ai essayé de pousser le vice aussi en faisant deux vidéos de suite, une de trente minutes et une de récupération active. Peu recommandé aux âmes sensibles… J’ai les bras en côton mou après toutes ces pompes ! 😃

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Chroniques Belges #2 – Vis ma vie de touriste les jours de pluie

Belgique, expat life, shower thoughts, voyage

Hi !

Pour la petite histoire, j’ai déménagé à Bruxelles pour suivre le American Husband qui y a trouvé un boulot. Ouais, ouais, t’as vu la femme dévouée que je suis.

Vu que je ne travaille pas encore (je suis sur le coup), je balance mes journées entre recherche d’emploi, activités de femme d’intérieur, et tourisme de masse. Et il y a de quoi faire ! Si Bruxelles ne ressemble en rien à Vienne, que ce soit au niveau du coût de la vie, efficacité de l’administration, ponctualité des transports en communs (pourquoi ?… *larme de désespoir*), ambiance, bouffe etc. la vie belge reste très animée et riche en coin et recoin pour passer le temps. J’écris d’ailleurs ces lignes dans un café ma foi fort sympathique mais un peu bruillant, tout proche du quartier des musées (le Jat’Café au 28 rue de Namur, juste pour info).

Donc sans transition, voici une liste non exhaustive des trucs à faire quand tu t’ennuies à Bruxelles, et qu’accessoirement il pleut.

 

#1 Le Musée Magritte

Incontournable et inspiré. Voilà comment je décrirais ce monument à la gloire du célèbre peintre René Magritte, figure essentielle du mouvement surréaliste. Le musée est situé dans l’Hôtel du Lotto, faisant partie plus d’un vaste ensemble néoclassique sur la Place Royale de Bruxelles abritant les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

La visite se déroule en descendant depuis le 3ème étage du bâtiment jusqu’au sous-sol, et chaque salle retrace une période différente de la vie de Magritte, ses œuvres, ainsi que des photos, son travail en tant que dessinateur d’affiches, et sa correspondance personnelle qui offre un éclairage intéressant sur la production du monsieur. C’est fort sympathique : la collection est riche en peintures, objets etc. et ose abordé des aspects généralement peu traité de la vie d’un artiste, aussi bien personnelle que professionnelle. D’ailleurs en parlant d’éclairage, c’est le seul reproche que je pourrais faire au musée : la scénographie des lieux laisse parfois à désirer, et les spots lumineux qui se reflètent sur la vitre des tableaux empêchent parfois d’admirer correctement le travail de détail des toiles.

Et pomme sur le chapeau melon (en référence au Fils de l’Homme, t’as compris ?), l’entrée ne coûte que 2€ pour les moins de 25 ans, et le musée autorise la prise de photos. Pas cher, pas cher.

 

#2 Le Centre Belge de la Bande Dessinée

Tout aussi incontournable dans la culture belge : les bandes dessinées. Retour en enfance oblige.

Si le Musée en lui-même ne m’a pas passionné outre mesure, le centre a quand même présenté une visite tout à fait épatante, et ce pour deux raisons : d’abord le bâtiment en lui-même. Il s’agit d’une magnifique structure de type Art Nouveau, dessinée par le génial architecte belge Victor Horta en 1903, et achevé en 1906. Pour la petite leçon d’Histoire, le bâtiment abritait à l’origine les Magasins Waucquez, spécialisés dans le commerce de tissus. Ensuite, les planches de bandes dessinées originales. En effet, même si les panneaux explicatifs ne présentent pas un intérêt particulier (différentes étapes du processus de création, trucs du genre), avoir accès à des originaux de ses BDs préférées a quelque chose de magique. Mention spécial pour la petite expo sur les Schtroumpfs ! Parce que les Schroumpfs c’est la vie.

Sinon c’est 8€ l’accès, les photos sont autorisées, et le billet d’entrée ouvre l’accès à la bibliothèque, soit une énoooorme réserve de BDs.

 

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Chroniques belges #1 – Déménager et le challenge Insanity 30 MAX

Belgique, expat life, Healthy life, Sport, voyage

Début Avril 2017, le American Husband et moi-même avons déménagé en Belgique, à Bruxelles plus précisemment. En effet, le monsieur avait trouvé le job de ses rêves, et je n’avait toujours pas progressé en allemand (honte sur moi). Il était donc temps de s’envoler vers de nouveaux horizons, à seulement 1h30 en Thalys de Paris. Et après une semaine de navigation hasardeuse, et bien la vie bruxelloise est plutôt fort sympathique, à mi-chemin entre la France bien de chez nous, et les Pays-Bas.

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Outre les phases d’adaptation plus ou moins ardues (on n’est pas en France ici Madame…), l’un des plus grand changement pour nous a été de ne plus avoir accès à notre salle de sport bien aimée – ou notre supermarché, le bar du coin, les copains de Donjons et Dragons, les colocs relou, etc.

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Une fois passée la recherche d’appartement, j’ai voulu testé une nouvelle approche du sport, qui ne me coûterait pas la peau de ma fesse gauche, et qui sortirai un peu de l’ordinaire. Bon on a quand même trouvé une salle pas loin de chez nous, parce que faut pas déconner non plus, et les habitudes ont la vie dure. Donc un beau jour, une fois installée dans ma chambre provisoire, et après avoir regardé ri devant cette vidéo, je me suis dit que j’allais testé le challenge Insanity 30 MAX (*bruit de tonnerre pour l’ambiance*).

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Késako ?

Insanity 30 MAX, c’est un programme d’entrainement en vidéo super intense avec Shaun T, un coach américain super balèze qui te parle pendant toute ta séance de torture ! Il existe d’autres formats de Insanity, mais moi j’ai choisi la version 30 minutes (d’où le nom, logique, t’as vu). Pendant ces 30 minutes, 5 fois par semaine, tu alterne entre cardio, exercice de renforcement musculaire, larmes, sang, sueur, et accomplissement personnel. Le programme dure deux mois, et je viens de finir la première semaine.

*Disclaimer* Je pense être relativement en forme, je coure en moyenne 50 bornes par semaine, je lift, j’ai arrêté de cloper y’a un an et demi etc. J’ai décidé d’entreprendre cette farce dans le seul but de satisfaire une certaine forme de curiorité malsaine, et donc dans un but quelconque de perte de poids, voire que sais-je. Ceci étant dit ça veut pas dire que j’ai pas mal partout.

 

Semaine 1 : la douleur

Comment dire… Shaun T, ton programme, c’est de la folie furieuse ! Même les mecs qui font la vidéo avec toi ont l’air de galérer ! Alors penses-tu, nous, pauvres péquenots… Le pire c’est que le lendemain du premier jour, au réveil, je me sentais plutôt bien. A l’heure où j’écris ces lignes, tous les muscles de mon corps sont en grêve reconductible. Mais bon au moins je sens que ça travaille, c’est le but non ?

Vous l’avez donc compris c’est super intense. La séance du mercredi m’a achevé (cardio de ouf) et je n’ai jamais été aussi contente d’avoir lâché la cigarette. Malgré les encouragements du coach via vidéo, 90% du temps tu te dis que c’est une connerie et que tu devrais arrêter. Mais au finale une demi-heure ça va relativement vite, et à la fin tu es fier d’avoir tenu.

Sinon niveau résultat, au bout d’une semaine je vois pas vraiment de changement à part les courbatures. Affaire à méditer la semaine prochaine…