Le Livre des Baltimore de Joël Dicker, ou comment succomber aux sirènes du consumérisme littéraire

Lectures, shower thoughts, The Geek Life

IMG_8795

Je l’avoue sans honte, j’ai souvent tendance à suivre les tendances en terme d’achat littéraire. En gros, si le livre est exposé à la une de la Fnac, il y a de grandes chances que je reparte avec. C’est ce qui s’est passé avec Le Livre des Baltimore : il avait de bonnes critiques, le premier livre de Joël Dicker s’était vendu comme des petits pains, et l’histoire semblait intéressante. Voilà de quoi ça parle :

 

Le Livre des Baltimore, par Joël Dicker – parût aux Editions de Fallois (2017)

« Marcus vient des Goldman de Montclair : classe moyenne, maison banale à Montclair, petite ville dans la banlieue de New York. Rues à la Hopper, avec maisons de briques. Marcus a grandi dans la fascination pour l’autre branche de la famille, les Goldman de Baltimore, le grand port sur l’Atlantique, porte d’entrée historique pour de nombreux migrants. Ces Goldman-là habitent une grande demeure somptueuse dans la banlieue riche de la ville. L’oncle Saul est un avocat de renom. Tante Anita est médecin à l’Hôpital John Hopkins. Il y a aussi Hillel, leur fils, provocateur inspiré, et Woody, fils adopté par le couple, sauvé des gangs et qui rêve d’une carrière dans le football. »

 

L’histoire avait tous les ingrédients réunis pour me plaire, entre saga familiale, vieilles rancoeurs et drames existentiels. C’était en effet les thèmes récurrents de mes derniers achats depuis Pastorale Américaine.

Et bien on va dire que c’était très moyen. Autant d’un côté le livre se lit assez facilement de par son style simple (pas vraiment simpliste, mais pas vraiment de la haute littérature non plus), autant les 350 premières pages en font presque trop, à décrire la réussite des Goldman comme le pinacle de la société américaine, entre maison dans les Hamptons, voitures de luxe, nuits au Waldorf Astoria etc. et l’admiration sans bornes que voue Marcus à ses cousins relève presque de la névrose. Je ne m’attarderai pas non plus sur la relation entre les trois cousins et leur voisine superstar de la chanson Alexandra, parce que plus cliché que ça, ça ne se trouve que dans un mauvais épisode de Amour, Gloire et Beauté. En fait, pendant les trois quart du livre, j’ai eu l’impression que l’auteur décrivait une vie fantasmée – celle qu’il aurait aimé avoir. Puis, par une quelconque malveillance littéraire, l’auteur offre une fin des plus tragiques à son roman via les révélations de secrets de famille encore plus clichés, et la survenue du Drame (toujours en majuscule dans le texte) qui a tant meurtri l’enfant chéri de l’Amérique.

Mais on rentiendra quand même que Dicker est un sâcré auteur, sachant nous appâter pour aller au bout du livre en faisant preuve de quelques fulgurances (à l’échelle du livre hein, pas des fulgurances comme chez Towles ou Blatty), et titillant l’intérêt du lecteur curieux qui tient absolument à connaître ce fameux Drame.

C’est donc relativement déçue que j’ai terminé ce livre, et décidé de me laver les yeux en attaquant deux monuments de la littéraire franco(-tchèque) et américaine : L’Insoutenable Légêreté de l’Être de Milan Kundera, dont j’avais gardé un souvenir ému depuis le lycée (où j’avais dû lire La Valse aux Adieux) ; et Les Cantos d’Hypérion, de mon auteur chéri Dan Simmons. Bientôt fini les deux. Mais comme je suis quand même incorrigible et ai tendance à laisser une deuxième chance, même à un auteur – certes médiatique – que je trouve médiocre, j’ai piqué chez ma mère La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, on verra si c’est mieux.

IMG_8796

Sinon dans un registre totalement différent, j’ai fini le programme Insanity MAX 30 et me suis lancée dans l’aventure de la préparation à l’Ironman 70.3 (ouais ma gueule). L’idée étant d’être capable de compléter cette course mythique d’ici à l’année prochaine. Je viens de finir la première semaine du programme, je pense donc faire un article dessus d’ici un mois, histoire de faire un bilan sur comment ça se passe.

Advertisements

Cultive ton âme #2 A Gentleman in Moscow

Lectures, shower thoughts

A Gentleman in Moscow, par Amor Towles – publié au Etats-Unis chez Hutchinson

Souvenez-vous, j’y faisais référence ici.

Après une période relativement compliquée, déménagement, changement de boulot etc. je l’ai enfin fini.

A Gentleman in Moscow

Celui-là je le défendrai bien volontiers contre une foule de paysans en colère. C’est un livre absolument extraordinaire. Pour la petite histoire, il m’avait été recommandé par les propriétaires de The Shakespeare Company à Vienne, alors que je cherchais à acheter un livre d’Agatha Christie – je suis aussi repartie avec Sparkling Joy de Marie Kondo, mais ça c’est une autre histoire (si quelqu’un est intéressé par apprendre à organiser un frigo, je le recommande).

Revenons en à notre propos.

A Gentleman in Moscow est le deuxième livre d’Amor Towles, ancien directeur financier à Wall Street reconverti dans l’écriture. Grand bien lui a pris. Son premier livre, Les Règles du Jeu, a reçu un accueil plutôt chaleureux sur Babelio, et il se trouve actuellement dans ma liste d’achats sur Amazon (pas trouvé en librairie, pas beaucoup cherché non plus). Malheureusement, l’ouvrage du jour n’a pas encore été traduit en français, mais pour les plus anglophones d’entre vous, il reste tout à fait accessible.

 

De quoi ça parle ?

Le roman s’ouvre sur la retranscription du procès du Comte Alexander Ilyich Rostov en 1922, aristocrate non repenti dont les écrits ont été jugé anti-révolutionnaires par une cour bolchévique. Le comte se retrouve donc condamné à l’assignement à domicile à durée indéterminée dans sa résidence moscovite, l’hôtel Metropol, situé en face du Kremlin. Rostov, un homme cultivé, érudit, et d’une nonchalance presque britannique, doit donc d’adapter à sa nouvelle situation, alors que la Russie va traverser une des périodes les plus tumultueuse de son histoire. Il sera aidé dans sa tâche par Anna, une actrice de cinéma ; Emile et Andrey, tout deux travaillant pour le Boyarsky, le restaurant de l’hôtel ; et Sofia, une enfant fort sérieuse et dôtée d’un talent innoui au piano.

 

Qu’est-ce qu’on en pense ? Attention ça va spoiler (un peu)

Ce qui m’a capté dès le début du livre, c’est la culture et la sophistication de l’auteur, qui transpire au travers de son personnage principal. Le roman est bourré de références à la philosophie des Lumières, à la musique classique, à la littérature russe, au cinéma américain classique, et j’en passe. Tout ceci démontre un véritable amour de l’auteur pour les sujets qu’il aborde, et apporte un relief incomparable à son personnage principal. Pareillement, le style de Towles est très agréable à lire, à la fois abordable quand on a pas l’habiture de lire en anglais, mais aussi très poétique, voire très drôle (je pense notamment à la scène de la préparation de la bouillabaisse, l’évasion des oies du restaurant, ou à la première leçon de piano de Sofia).

En construisant son livre à la manière d’une quête initiatique pour Rostov, Towles va aborder des thèmes métaphysiques relativement sérieux tels que la recherche de soi, l’amour, l’amitié, l’histoire de la Russie Soviétique, les conséquences de la guerre, les relations filiales, ou alors ce qui fait d’un homme un homme de but. Dès lors le récit est relativement décousu dans sa narration, et couvre une période de quarante ans de la vie de Rostov, du jour de son emprisonnement à la délivrance finale (à laquelle on ne s’attend pas forcément je dois bien avouer). Mais ce style ne nuit en rien à la narration, qui reste très fluide et agréable à lire.

En terme d’esthétique, le livre m’a fait fortement pensé au film de Wes Anderson, The Grand Budapest Hotel. La manière dont Towles articule son récit est presque graphique, et chaque détail, chaque description, chaque allusion à une œuvre extérieure au récit, trouve sa place afin d’étoffer les personnages et les relations qu’ils entretiennent avec leur univers et les évolutions du monde qui les entoure. Je pense par exemple à la relation qui va unir Rostov et le cadre du Parti Osip, rendue plus authentique grâce à leur amour respectif pour Alexis de Tocqueville ou les films de Humphrey Bogart (j’ai jamais vu Casablanca, honte sur moi). D’une certaine manière, leurs relations est une mise en abyme des évolutions que subit la Russie depuis la Révolution jusqu’à la Grande Guerre Patriotique, en opposant un personnage issu de l’ancien monde et un autre censé incarner le renouveau de l’ère soviétique. Dans A Gentleman in Moscow, la métaphore du fusil de Tchekhov est utilisée à son meilleur potentiel, sans jamais devenir redondant tant les différentes phases de la vie de Rostov s’emboîtent parfaitement.

C’est poétique, c’est coloré, jovial mais sans tombé dans le caricaturale, bienveillant, et Towles retranscrit avec une justesse certaine la manière dont un groupe de personnages évoluent dans leur microcosme, alors qu’à l’extérieur, le monde se transforme d’une manière qu’ils ne pourraient imaginer. Ces mêmes personnages sont tous attachants à leur manière, et leur personnalité très bien représentée. Bref, je ne taris pas d’éloges pour ce livre. C’est un ouvrage toujours marrant, toujours touchant, rafraichissant, et il m’est très difficile de lui rendre hommage en quelques paragraphes.

 

Sinon j’ai commencé L’Insoutenable Légèreté de l’Être de Milan Kundera… Affaire à suivre.

Lectures de janvier – ou le sentiment de l’inachevé et la fin du rêve américain

Lectures, shower thoughts

Janvier en Autriche… le mois plus froid qu’un steak congelé ou que le cœur de ton ex. Période donc tout à fait propice à la lecture (surtout si comme moi tu profites allègrement de ton chômage, plus ou moins technique), à la raclette, ou au jogging – surtout si comme mois t’es un peu maso… oui parce que courir par -10°, t’as tellement froid que tu sens pas que tes jambes fatiguent. Pratique donc. Surtout quand tu t’es lancé le défi (pourri) d’aller courir le marathon de Vienne en avril. Oui, ça m’arrive souvent d’avoir des idées à la con comme celle-là.

Mais bon, mes engelures aux doigts ne sont pas le sujet du jour. On va plutôt s’intéresser ici au fait que pour l’instant je tiens mes objectifs de (au moins) deux livres par mois, et qu’on est déjà le 24 janvier et j’ai commencé le troisième.

Champagne !

Alors… qu’est-ce que ma personne a pensé des ouvrages de deux auteurs majeurs, j’ai nommé William Peter Blatty (mort le 12 janvier dernier, comme quoi 2017 démarre en fanfare), et Philip Roth ? Du bon, du très bon et du moins bon.

Oh et oui pardon, les livres c’était, respectivement, Dimiter et Pastorale Américaine. Et attention ça va spoiler à mort.

 

Dimiter, de William Peter Blatty (paru chez Pocket en 2013)

 De quoi ça parle ?

Perdu au fin fond de l’État totalitaire le plus oppressif et le plus isolé de la planète, l’Albanie de 1973, un homme est détenu prisonnier. Arrêté par hasard, à la faveur d’une enquête de routine, il est soupçonné d’être un espion d’envergure : les autorités déploient toutes les formes de cruauté et de torture pour réussir à lui soutirer des informations. Mais le prisonnier résiste de manière très inhabituelle aux traitements barbares et aux manipulations psychiques : insensible à la douleur, mystérieux sur son identité, il parvient, jusqu’à son évasion finale, à confondre ses ravisseurs. Un an plus tard, à Jérusalem, des événements étranges attirent l’attention des autorités locales et des responsables du renseignement : un enfant de l’hôpital d’Hadassah a guéri comme par miracle, tandis qu’un corps était découvert dans le très sacré tombeau du Christ… Le Dr Moses Mayo, neurologue, son ami Peter Meral, sombre détective arabo-chrétien, Samia, jolie infirmière à la langue acerbe, et un assortiment de fonctionnaires américains et israéliens, vont se trouver pris dans une série de rebondissements et de décès inexplicables. S’agit-il là d’un complot ? Tous les indices semblent converger vers une seule et même personne : Dimiter, surnommé « l’agent de l’enfer »…

Qu’est-ce qu’on en pense ?

Dimiter c’est le livre auquel tu comprends rien, mais alors rien, jusqu’au dernier chapitre. Et là, rélévation, retournement de situation (moyen le coup de la femme morte mais en fait pas vraiment, et le coup de l’agent trahi et vendu aux russes, et le truc du prêtre catholique en Albanie… enfin je m’égare), toutes les pièces du puzzle s’emboitent enfin.

En fait la quatrième de couverture est super racoleuse, quand tu vois le nom de l’auteur tu commences à rêver, les cent premières pages sont plutôt pas mal, puis ça part dans un mélange de n’importe quoi confus, jusqu’à la résolution finale rushée sur dix pages, qui te fait dire un truc du genre « ah d’accord… ». Alors oui d’accord tout d’un coup le gros de l’histoire prend son sens, mais j’ai pas vraiment accroché au coup du cliffanger à trois francs. C’est un peu le genre de livre auquel il manque une bonne centaine de pages afin de détailler certains aspects de l’intrigue, je pense ici au coup de la trahison du meilleur pote qui couche avec la femme (originalité quand tu nous tiens), de la relation entre Dimiter et son bourreau qui prend un virage à 180° à la fin du livre, et le truc des malades qui guérissent parce que ça c’est resté en suspend.

J’ai eu aussi beaucoup de mal à m’identifier aux personnages qui manquent clairement de relief, et a qui on a greffé des histoires de tragédie personnelle, qui n’ont, en soi, aucun intérêt dans la mesure où elles ne permettent pas vraiment d’étoffer les héros.

Avec Dimiter, j’ai eu l’impresion que Blatty – qui a connu un succès sans limite avec L’Exorciste (et de l’adaptation culte, mais qui a quand même pas mal vieillie) – a voulu s’essayer au roman policier pseudo-ésotérique grand public avec plus ou moins de maladresse, et s’est beaucoup trop éloigné de ce qui a fait son succès en tant qu’auteur. Bon après il faut rendre à Jules ce qui est à César (j’adore cette expression), c’est distrayant et ça m’a bien tenu compagnie pendant mon séjour aux urgences (faites du sport qu’ils disent).

 

 

Pastorale Américaine, de Philip Roth (paru chez Folio en 2001)

De quoi ça parle ?

Après trente-six ans, Zuckerman l’écrivain retrouve Seymour Levov dit «le Suédois», l’athlète fétiche de son lycée de Newark. Toujours aussi splendide, Levov l’invincible, le généreux, l’idole des années de guerre, le petit-fils d’immigrés juifs devenu un Américain plus vrai que nature. Le Suédois a réussi sa vie, faisant prospérer la ganterie paternelle, épousant la très irlandaise Miss New Jersey 1949, régnant loin de la ville sur une vieille demeure de pierre encadrée d’érables centenaires : la pastorale américaine. Mais la photo est incomplète, car, hors champ, il y a Merry, la fille rebelle. Et avec elle surgit dans cet enclos idyllique le spectre d’une autre Amérique, en pleine convulsion, celle des années soixante, de sainte Angela Davis, des rues de Newark à feu et à sang…

Qu’est qu’on en pense ?

En général, moi j’aime les polars, les histoires de meurtres complexes, d’où mon choix de lire Dimiter. Et puis Pastorale Américaine m’a été recommandé par the American boyfriend, qui m’a donné envie de m’intéresser à d’autres types d’ouvrages. Grand bien m’a pris. C’était vachement bien. Effectivement, cette histoire de drame familial sur fond de contestation de la guerre du Vietnam, de cette gamine bègue devenue terroriste, et des conflits internes du père… c’était captivant. Remarquez qu’avec les livres de ce mois-ci, on reste dans la thématique des problèmes de famille.

Si dans le cas de Blatty les personnages manquaient littéralement de profondeur, dans le livre de Roth, j’ai pu parfaitement ressentir la détresse du père sous ses airs d’homme indestructible, ses doutes quant à la culpabilité de sa fille, et souffrir avec lui devant l’effondrement de son monde. Et ça donne un aperçu plus vrai que nature de l’Amérique pendant la Guerre du Vietnam (1955-1975 pour les moins férus d’histoire), vue par des personnages en apparence lisse, mais beaucoup plus complexes qu’on peut l’imaginer.

Le seul reproche que je pourrait lui faire, c’est la façon dont l’auteur gère la fin du livre, qui s’articule autour d’un dîner insupportable, qui révèle la trahison de la femme (ou des femmes), et tout le désespoir qui en suit. Si on est déjà au courant du remariage du père, de sa mort (foutu cancer) et de celle de sa fille (peu claire), cette fin laisse sur les dents. Et nom de Dieu c’est dense à lire, autant à cause du style d’écriture (avec beaucoup de retours en arrière et de moment fantasmés) que du contenu.

 

Et sinon j’ai commencé A Gentleman in Moscow (vachement sympa à lire pour les plus anglophones d’entre vous), et j’ai vu Manchester by the Sea, le meilleur film que j’ai vu depuis… depuis longtemps !

Va voir Manchester by the Sea !

Nouveau style pour une nouvelle vie

Lectures, shower thoughts
final1482331070342

Avec en prime un aperçu de mon nouveau charmant bonnet

Mais que se cache derrière ce titre racoleur à souhaits ?

Comme toute personne qui se respecte, j’ai eu subitement envie d’entreprendre un renouveau de développement personnel qui change toute ta life et fait de toi une meilleure personne : j’ai nommé, les bonnes résolutions annuelles. Et comme tout nouveau résolutionneur (je sais pas si ce mot existe vraiment, à méditer…), je compte sur toute la force de ma volonté (on est mal barré) pour m’y tenir.

Etant donné que j’ai déjà fait l’effort surhumain de me (re)mettre au sport et de m’y tenir, thanks to the American boyfriend, et j’ai enfin réussi à arrêter de cloper après trois lamentables échecs, je me suis dit que, cette année, j’allais défier mes capacités de motivation en me fixant un nombre de livres à lire entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017. Une année comptant 52 semaines, j’ai fixé mon nombre de bouquins à 26, soit un toute les deux semaines.

Faisable donc.

J’ai d’ailleurs une pile de livre subtilement photographiée ici pour m’aider à démarrer. Je te fais ici l’honneur, toi lecteur assidu, de te la présenter en images.

 

Pastorale Américaine, de Philip Roth

Bon alors celui là c’est un peu de la triche vu que je l’ai déjà commencé. J’en suis à la page 130 (environ) si ça intéresse quelqu’un… Il m’a été recommandé par le American boyfriend, et pour l’instant c’est plutôt pas mal. Ca parle de drame familiale sur fond de guerre du Vietnam, de revendications sociales et de destins brisés. En soi c’est pas forcément ma came (j’aime les polars vois-tu) mais c’est TRES bien écrit et ça te donne un aperçu plutôt percutant de la société américaine d’après-guerre, det ses problèmes et de ses héros. Et j’avais déjà lu Portnoy et son Complexe du même auteur, et c’était fort sympa.

Un truc d’intello quoi ? Oui mais c’est bon pour toi…

 

Dimiter, de William Peter Blatty

Pour ceux qui ont vécu sous un caillou ces cinquantes dernières années, Blatty ce n’est ni plus ni moins que l’auteur de L’Exorciste… Oui parce qu’avant d’être le film le plus culte de William Friedkin, les aventures du démon Pazuzu avaient été couchées sur papier.

Celui-là aussi c’est carrément une magouille de ma personne, vu qu’il m’a tenu compagnie pendant une bonne partie de mes (longues) attentes au service des urgences après un poignet cassé ; et que je l’ai donc presque terminé, mais pas tout à fait. BOUH ! PAS BIEN !! En fait le truc c’est que, malgré un synopsis prometteur, ce livre me laisse pour le moins… dubitative. Ca avait pourtant l’air bien avec ces histoires de meurtres mystérieux, d’espions, d’occulte etc. Mais à plus de la moitié je vois pas trop où on va avec tout ça. Mais alors vraiment pas…

 

A Gentleman in Moscow, de Amor Towles

Honnêtement je n’ai pas une idée très claire de ce que ça raconte. Si j’ai bien tout suivi, et bien lu la quatrième de couverture, ça parle d’un aristocrate russe assigné à résidence dans un hôtel de luxe moscovite vues ses idées pas franchement révolutionnaires. Pour la petite histoire je l’ai acheté sur recommendation du vendeur à The Shakespeare Company, et j’aimais bien la couverture brillante. A la base je cherchais Dix Petits Nègres d’Agatha Christie. Comme quoi les grands esprits ne se rencontrent pas forcément.

Je suis la preuve vivante qu’on peut – littéralement – juger un livre à sa couverture (oh ça brille).

 

Les Versets Sataniques, de Salman Rushdie

Début de la page Wikipédia à propos de ce bouquin, éditée pour toi mon lecteur d’amour, par mes petites mains : « publié en 1988, […] en 1989, l’ayatollah Khomeini publie une fatwa de mort contre lui en mettant en cause son œuvre et force l’auteur à entrer dans la clandestinité. » Et vu que ça parle d’immigration, de déracinement de l’arrivant, d’attachement à son pays natal et son pays d’accueil, c’est d’actualité.

Tout un programme donc…

Celui là il fait partie de mes achats compulsifs sur Amazon (y’a pire comme achat compulsif tu me diras…), et vu l’épaisseur du bordel, ben j’ai légèrement manqué de motivation pour m’y mettre. Mais promis, tout va changer !

Bilan des courses fin février…