[Race Report #2] Le Fitbit Semi de Paris

Healthy life, Sport

Hi !

A la manière de r/running (pour ceux qui sont comme moi, c’est-à-dire qui passent leur vie sur Reddit), voici un compte rendu de ma participation au semi marathon de Paris.

Qui ? Que ? Quoi ?

  • Quoi ? Comme son nom l’indique : le Fitbit Semi de Paris
  • Quand ? Dimanche dernier, le 4 mars 2018
  • Combien ? Un semi : 21,097km (même si la Garmin indique plus 21,33km)
  • Où donc ma bonne dame ? A Paris, et plus précisemment dans l’Est parisien, avec un départ et une arrivée dans le bois de Vincennes

Goals 

  • Courir en moins de 2h01 ? YES !
  • Courir en moins de 2h ? Presque ! J’ai fait 2:00:15

Intervals 

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21
5:57 5:56 5:47 5:41 5:53 5:43 5:50 5:47 5:38 5:48 5:40 5:26 5:25 5:37 5:30 5:23 5:49 5:32 5:30 5:29 5:10

 

Entraînement

Après la déception personnelle qu’avait été le semi-marathon d’Amsterdam en octobre dernier, je m’étais inscrite dans la foulée au semi-marathon de Paris, dans l’espoir de passer en dessous de la barre symbolique des deux heures. Malheureusement les choses ne se passent pas toujours comme prévues, mais je suis quand même contente de moi.

Et oui, j’ai des excuses valables ! (ou dans ma tête elles le sont).

Avec l’arrivée de mon cheval en Belgique, le travail, et les températures polaires qui ont frappées l’Europe (oui pour moi -15°C est une très bonne raison de ne pas courir dehors). Ma préparation s’est donc principalement résumée à la pratique de l’interval sur tapis de courses, parsemée de quelques sorties longues en janvier. Aussi n’ayant pas dépasser les 16km de suite depuis le semi-marathon d’Amsterdam, j’avoue tout-à-fait n’avoir pas été particulièrement en confiance pour cette course dans les semaines qui l’ont précédées. Me souvenant alors des sages mots de mon beau-père, ma stratégie le jour-J a été de m’économiser au maximum lors de la première moitié, et d’essayer d’accélérer sur les 10 derniers kilomètres.

“In the first half of the race, they pass you because you let them. In the last half, you pass them because they have no choice”

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Le matin de la course

Comme indiqué par la convocation, j’avais récupéré mon dossard et mon t-shirt couleur poussin la veille, malgré quelques péripéties impliquant mon certificat médical. J’en avais aussi profité pour acquérir une nouvelle brassière de sport, la mienne ayant tendance à m’irriter la peau de manière fort désagréable.

Le levé à 6:30 du matin un dimanche n’est pas toujours des plus faciles. Heureusement ma blonde chérie m’avait acheté le petit-déjeuner, et souffrant d’une dalle de derrière les fagots, je m’envoie quelques tartines beurre de cacahuètes/bananes, le tout arrosé de quelques tasses de café nécessaires à mon bon fonctionnement.

En voyant la météo, j’ai pourtant été presque touchée d’une crise de flemme aïgue, et me suis enfin décidée à me diriger – à reculons – vers le château de Vincennes aux alentours de 8:15. Une fois sur place, je laisse mon manteau à la consigne, et là, le drame. Il est 9:30, mon sas part à 9:40, je dois aller aux toilettes (oui bon… on est précis ou on ne l’est pas), et il y a une foule monstre. 36,000 coureurs d’après les organisateurs. Bon tant pis, je me dis que je trouverais bien un buisson quelconque dans le bois, et rejoint mon sas.

A 9:55, nous voilà partis.

 

La course

Je pars tranquillement, sans aucune pression. L’idée étant de ne pas réitérer mes erreurs d’Amsterdam, où j’étais partie beaucoup trop vite, et avait mal géré mes ravitaillements. Je règle donc ma montre à une vitesse de croisière de 5:40 au km, et les 5 premiers km déroulent tous seuls. Je me sens bien, les jambes vont bien, le souffle aussi. (Mais j’ai quand même encore envie d’aller aux chiottes).  En sortant du bois de Vincennes, on tourne vers la rive droite de la Seine. De l’autre côté, les coureur à qui il reste seulement  5 km. Ces mecs envoient du lourd…

Arrivée au premier ravitaillement aux alentours de Bercy, je décide continuer ma route et ne m’arrête pas. On tourne donc vers Bastille pour rejoindre la rive droite de Paris, et continuons notre route vers la rue de Rivoli. Ayant autrefois habité dans le coin, je me dis que le quartier a bien changé.

Enfin soit.

Le deuxième ravitaillement arrive aux alentours du 9ème km, au niveau de l’Ile-de-la-Cité. J’y attrape une petite bouteille d’eau et une bouchée de banane. Les jambes vont toujours bien, le moral aussi malgré la météo, et continue tranquillement jusqu’au 11ème. La foule est en délire, je dois avouer que c’est assez motivant. Au niveau du Quai de la Rapée je commence à croiser plusieurs personnes en difficulté, mais moi j’ai une pêche d’enfer et commence à accélérer. J’en arrive même à oublier que j’ai toujours envie d’aller aux toilettes. On retourne en direction de Bercy, il reste 6 km à abattre, et j’aperçois de l’autre côté de la Seine les derniers partis. Souvenir, souvenir. Je fais ma pause biscuit au 16ème km, et repart de plus belle dans le bois de Vincennes en direction de la ligne d’arrivée. Mention spéciale aux organisateurs qui ont eu la bienveillance de placer les derniers efforts en terrain descendant, ça aide à garder l’élan. Ma montre indique 01:50 et des poussières, et je me dis que – oh joie – j’arriverais peut-être à finir en moins de deux heures. Je pousse donc dans les jambes à fond (dans la mesure du possible) sur le dernier kilomètres et aperçoit enfin la ligne d’arrivée, que je passe en 2:00:15 le sourire aux lèvres.

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L’après-course

Afin d’éviter les bouchons, les organisateurs et volontaires distribuent les médailles et ponchos en plastique dont tu rêves depuis le début de la course à environ 500 mètres de la ligne d’arrivée. Habile. Je suis frigorifiée, j’ai faim, et mine de rien, commence à fatiguer. J’en profite pour ENFIN aller aux chiottes, et retrouve ma maman au métro pour un brunch des familles bien mérité.

Le retour en Belgique est un peu raide, et je garderai quelques courbatures dans les cuissots pendant environ deux jours. Enfin soit : à la vue des résultats actuels, j’ai décidé de m’inscrire aux 20km de Bruxelles. Rendez-vous pour un nouveau rapport de course en Mai prochain ! 😊

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Les 15km de Woluwe-Saint Lambert – ou comment j’ai pris la confiance et ai mal aux pattes

Belgique, Healthy life, Sport

Sup’ les gens !

Encore à chaud, et encore un peu dans le mal, voici mon retour sur les 15km de Woluwe-Saint Lambert, course à laquelle j’ai participé dimanche 14 mai 2017. Cette course est ma première course officielle depuis les Chariots of Fire, une course de 5km sur la plage ayant eu lieu à St-Andrews en Ecosse, en juin 2016.

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Un bail donc. 😃

C’est donc dans l’idée de m’y (re)mettre finalement un peu sérieusement, et avec un objectif plus que vague, que je me suis inscrite à cette course de quartier, la première de mon épopée bruxelloise. Pour l’occasion j’avais décidé de mettre à contribution ma préparation interrompue du marathon de Vienne, de même que ma progression récente en terme de vélocité (attention mot savant, ça veut juste dire que je cours plus vite).

Ainsi dimanche matin, après une soirée un peu (mais pas trop) arrosée et un réveil (trop) matinal, je me suis mise en route avec le American Husband pour le Stade Fallon, direction la course. C’est là que j’ai essuyé mon premier échec de la journée : pour une raison quelconque, la route était barrée, et mon arrivée qui devait se faire en voiture s’est finalement faite en métro. Bref. Une fois arrivée à destination, j’ai joggé les 600 mètres qui me séparait de la ligne de départ, ai récupéré mon dossard, me suis intéressée aux conditions locales, et me suis finalement dirigée vers la ligne de départ. A 10h45 le départ est donné, c’est parti !

Les 4 premiers km déroulent plutôt bien, et faut dire aussi que la commune de Woluwe-Saint Lambert est plutôt mignonne. On passe par le Parc Madou, l’ancienne voie ferrée, un moulin que tu te demandes ce qu’il fait là, je me suis préparée une playlist Spotify de folie, l’organisation est au top, tout va bien dans le meilleur des monde. Enfin, tout va bien jusqu’au 6ème, où je m’aperçois que je suis en avance sur mon chrono, qu’en plus de ça j’ai hyper chaud (un comble pour ce pays), et que la route qui semblait au début n’être qu’un long fleuve tranquille, est en fait composée de nombreux faux-plats – surtout montants. J’arrive alors à la réalisation que, je me suis emballée, et qu’il en reste neuf de plus sous un soleil de plomb. Du coup, même si les poumons encaissent le choc sans problèmes, les jambes commencent à fatiguer, surtout à la vue du 13ème km et son interminaaaaaable montée. La honte, j’ai dû marcher sur 200 mètres parce-là on avait atteint un point de non-retour. Consequently, après avoir sué sang et eau sur deux kilomètres, j’atteins enfin le 14ème km et retrouve un semblant de 4ème souffle en me disant que, merde, c’est bientôt fini, et en plus ça descend (youpi).

Résultats : je passe la ligne d’arrivée en 1h22 – pour un objectif de 1h25 (re-youpi). Du coup, même si j’ai essuyé une nette perte de régime sur la dernière demi-heure de course, j’ai quand même réussi à atteindre mon objectif, au prix d’horribles courbatures dans les cuissots. Mais bon, on n’a rien sans rien et je suis hyper contente de moi, vue ma préparation plus qu’approximative, et le fait que j’avais passé la semaine qui précédait à glander sur ma terrasse dans le sud. Ça m’a presque motivé à m’inscrire aux 20km de Bruxelles le 28 mai.

Sans transition on arrive donc à la conclusion de cette folle matinée : j’ai couru, j’ai sué, j’ai souffert ; j’ai donc mérité mon pad thaï et passer le reste de la journée à glander devant Horizon Zero Dawn (vis ma vie d’incorrigible geek mais ce jeu est dément ! On y reviendra plus tard).

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En exclusivité, ma tête de coureur du dimanche accompli qui a eut trop chaud 😀

Chroniques belges #3 – une visite inédite, et une deuxième semaine de Insanity MAX30

Belgique, expat life, Healthy life, Sport

Hi ! 😊

Encore un peu de Bruxelles aujourd’hui ! Oui parce que la capitale de l’Union Européenne regorge de surprises cachées !

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D’abors le conseil de viste inutile dans la mesure où se lieu magique n’est ouvert au public que trois semaines par an entre mi-Avril et début-Mai. Faut pas rater son coup donc.

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Avec le American Husband, nous avons passé un dimanche aux Serres Royales de Laeken, sur le domaine de la monarchie belge (rien que ça, ça sonne déjà comme une blague). Après une petite balade en bus pas très scénique, nous voici arrivé à Laeken et faisons face au premier défi de la journée : y’a une queue de ouf. Heureusement, le camion à gauffres est là pour nous aider à patienter 😃. Une fois la gauffre avalée *cinq secondes chrono* et le coca dégusté, nous voilà à payer les 2€50 d’entrée, et à nous diriger vers l’entrée de l’objet du délit.

Enfin bref, pour la petite histoire, les serres ont été conçues en 1873 par l’architecte Alphonse Balat pour le Roi Leopold II, et revêt l’apparence d’une ville de verre au milieu d’un domaine vallonné du plus bel effet. Pour les plus cultivés d’entre vous, on se croirait presque dans le palais de Naboo. D’ailleurs, le design de Balat va servir d’inspiration pour tous les autres bâtiments de type art nouveau construits à Bruxelles dès la fin du XIXème siècle. Un vrai lanceur de tendances ! Les serres quant à elle contiennent une variété de plantes et fleurs de grande valeur, dont certaines remontent à la période du roi qui les avaient commandées. Rien que ça

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Et bien c’est une visite de grande qualité ! On passe de serre en serre, de plante rare à plante exotique, en suivant un petit circuit qui s’achève dans le grandiose Palais d’Hiver, qui abrite un certain nombre de palmiers rutilants et autres plantes préhistoriques.

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Conclusion : comme l’a si bien dit le Husband, malgré la foule, meilleurs 2€50 que j’ai dépensé depuis longtemps !

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#WOD 😊 Dans un autre registre, j’ai complété non sans mal la semaine semaine du programme intensif signé Shaun T, Insanity MAX30. Et bien outre le fait que je commence à voir quelques résultats physiques (coucou les début d’abdos), la VRAIE différence revient à une augmentation drastique de mes capacités physiques et d’endurance. En d’autres termes, je cours plus vite, plus fort, plus longtemps. C’est très surprenant, voire même déroutant.

J’ai essayé de pousser le vice aussi en faisant deux vidéos de suite, une de trente minutes et une de récupération active. Peu recommandé aux âmes sensibles… J’ai les bras en côton mou après toutes ces pompes ! 😃

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Chroniques belges #1 – Déménager et le challenge Insanity 30 MAX

Belgique, expat life, Healthy life, Sport, voyage

Début Avril 2017, le American Husband et moi-même avons déménagé en Belgique, à Bruxelles plus précisemment. En effet, le monsieur avait trouvé le job de ses rêves, et je n’avait toujours pas progressé en allemand (honte sur moi). Il était donc temps de s’envoler vers de nouveaux horizons, à seulement 1h30 en Thalys de Paris. Et après une semaine de navigation hasardeuse, et bien la vie bruxelloise est plutôt fort sympathique, à mi-chemin entre la France bien de chez nous, et les Pays-Bas.

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Outre les phases d’adaptation plus ou moins ardues (on n’est pas en France ici Madame…), l’un des plus grand changement pour nous a été de ne plus avoir accès à notre salle de sport bien aimée – ou notre supermarché, le bar du coin, les copains de Donjons et Dragons, les colocs relou, etc.

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Une fois passée la recherche d’appartement, j’ai voulu testé une nouvelle approche du sport, qui ne me coûterait pas la peau de ma fesse gauche, et qui sortirai un peu de l’ordinaire. Bon on a quand même trouvé une salle pas loin de chez nous, parce que faut pas déconner non plus, et les habitudes ont la vie dure. Donc un beau jour, une fois installée dans ma chambre provisoire, et après avoir regardé ri devant cette vidéo, je me suis dit que j’allais testé le challenge Insanity 30 MAX (*bruit de tonnerre pour l’ambiance*).

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Késako ?

Insanity 30 MAX, c’est un programme d’entrainement en vidéo super intense avec Shaun T, un coach américain super balèze qui te parle pendant toute ta séance de torture ! Il existe d’autres formats de Insanity, mais moi j’ai choisi la version 30 minutes (d’où le nom, logique, t’as vu). Pendant ces 30 minutes, 5 fois par semaine, tu alterne entre cardio, exercice de renforcement musculaire, larmes, sang, sueur, et accomplissement personnel. Le programme dure deux mois, et je viens de finir la première semaine.

*Disclaimer* Je pense être relativement en forme, je coure en moyenne 50 bornes par semaine, je lift, j’ai arrêté de cloper y’a un an et demi etc. J’ai décidé d’entreprendre cette farce dans le seul but de satisfaire une certaine forme de curiorité malsaine, et donc dans un but quelconque de perte de poids, voire que sais-je. Ceci étant dit ça veut pas dire que j’ai pas mal partout.

 

Semaine 1 : la douleur

Comment dire… Shaun T, ton programme, c’est de la folie furieuse ! Même les mecs qui font la vidéo avec toi ont l’air de galérer ! Alors penses-tu, nous, pauvres péquenots… Le pire c’est que le lendemain du premier jour, au réveil, je me sentais plutôt bien. A l’heure où j’écris ces lignes, tous les muscles de mon corps sont en grêve reconductible. Mais bon au moins je sens que ça travaille, c’est le but non ?

Vous l’avez donc compris c’est super intense. La séance du mercredi m’a achevé (cardio de ouf) et je n’ai jamais été aussi contente d’avoir lâché la cigarette. Malgré les encouragements du coach via vidéo, 90% du temps tu te dis que c’est une connerie et que tu devrais arrêter. Mais au finale une demi-heure ça va relativement vite, et à la fin tu es fier d’avoir tenu.

Sinon niveau résultat, au bout d’une semaine je vois pas vraiment de changement à part les courbatures. Affaire à méditer la semaine prochaine…