Deux ans au pays du schnitzel fumant #1

Autriche, expat life, voyage

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Veuillez noter la subtilité de la boutade du titre.

Etant à la recherche d’une vie (professionnelle principalement) meilleure, j’ai plié bagages en août 2014 afin de m’installer en Europe centrale, à Vienne plus précisément. L’idée générale était de trouver un stage aux Nations Unies – le rêve de ma vie – et à terme, pouvoir y travailler (t’inquiète maman, I’m on it).

La partie « installation » a été plutôt facile. Je partais d’abord finir mes études, j’ai pu donc m’installer en cité universitaire avant de trouver mon propre appartement. Quand la partie « administration » a commencé, étant habitué à l’efficacité à la française, ben j’en ai presque pleuré tellement c’est beau. J’ai ouvert un compte en banque en vingt minutes, idem pour ma ligne de téléphone portable, et je n’ai passé que 10 MINUTES avec la sécu. Je vous laisse quelques instants pour vous remettre de l’émotion causée par cette phrase.

Mais l’expatriation c’est avant tout une histoire d’intégration, et c’est là le sujet du jour. Enfin presque : j’ai décidé en cours d’écriture de diviser cet article en plusieurs articles thématiques.

Veuillez noter la qualité de cette transition.

La question première et primordiale que tout le monde se pose : qu’est-ce qu’on mange ?

T’aimes les patates ?

Le Français est un animal snob, le Français est particulièrement attaché à sa baguette, son fromage, et son pinard. Donc quand le Français débarque en Autriche, il a besoin d’une phase d’adaptation. Et tous les retours en Terre Promise (en France), lui donnent l’impression de – enfin – retourner dans des contrées civilisées.

En règle générale, je ne suis pas difficile, mais j’ai vite compris l’étendue de la crasse de mon ignorance en matière de gastronomie locale. Si je devais résumer ça d’une manière simple, deux ans plus tard, je dirais que la bouffe… c’est pas hyper fin. Il faut savoir que l’Autriche est un pays relativement froid en hiver, il faut donc que tes repas te tiennent au corps. Tu aurais donc la chance de manger du Wiener Schnitzel (escalope frite dans de la chapelure) mit Kartoffelsalat (besoin d’une traduction, quelqu’un ?), du Käsespätzle (genre de gnocchi cuit dans du fromage, paix et amour sur Terre), le tout arrosé d’une bonne bouteille de schnapps, te voilà paré à affronter la rigueur du climat, et à tomber en phase d’hibernation.

C’est aussi bien en cas de rupture ou de chagrin ou de défaite de ton équipe de foot… parce que c’est réconfortant et bien gras comme on l’aime. Je critique, je sais… mais bon, étant habitué à la cuisine du marché faite par môman, la transition a été un peu difficile.

En revanche, tout un pan de la culture autrichienne en terme de gastronomie et d’agriculture m’a énormément surpris : les Bundesländer (Etats fédérés) et les collectivités locales mettent un point d’honneur à preserver l’environnement autrichien, qui je dois bien l’avouer est exceptionnel. En conséquence, j’ai jamais autant mangé bio de ma vie, tous les restaurants proposent des menus végétariens (Ciel ! Mon tartare !), et la consommation de produits locaux et de saison est fortement encouragée par ton supermarché du coin. Ca rend pas forcément la bouffe moins lourde, mais l’Autriche est un pays relativement peu touché par les pics de pollution, et rien que pour ça tu fais un effort !

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Là ! Vert et clean comme on l’aime !

Par contre j’ai dû boire plus de bière ces deux dernières années que les vingt-deux qui ont précédé. La production et la qualité locale sont démentes, et c’est encore mieux quand tu t’y connais un peu. Et pardon maman, oui je sais, boire de la bière c’est pas très classe.

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