Le Livre des Baltimore de Joël Dicker, ou comment succomber aux sirènes du consumérisme littéraire

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Je l’avoue sans honte, j’ai souvent tendance à suivre les tendances en terme d’achat littéraire. En gros, si le livre est exposé à la une de la Fnac, il y a de grandes chances que je reparte avec. C’est ce qui s’est passé avec Le Livre des Baltimore : il avait de bonnes critiques, le premier livre de Joël Dicker s’était vendu comme des petits pains, et l’histoire semblait intéressante. Voilà de quoi ça parle :

 

Le Livre des Baltimore, par Joël Dicker – parût aux Editions de Fallois (2017)

« Marcus vient des Goldman de Montclair : classe moyenne, maison banale à Montclair, petite ville dans la banlieue de New York. Rues à la Hopper, avec maisons de briques. Marcus a grandi dans la fascination pour l’autre branche de la famille, les Goldman de Baltimore, le grand port sur l’Atlantique, porte d’entrée historique pour de nombreux migrants. Ces Goldman-là habitent une grande demeure somptueuse dans la banlieue riche de la ville. L’oncle Saul est un avocat de renom. Tante Anita est médecin à l’Hôpital John Hopkins. Il y a aussi Hillel, leur fils, provocateur inspiré, et Woody, fils adopté par le couple, sauvé des gangs et qui rêve d’une carrière dans le football. »

 

L’histoire avait tous les ingrédients réunis pour me plaire, entre saga familiale, vieilles rancoeurs et drames existentiels. C’était en effet les thèmes récurrents de mes derniers achats depuis Pastorale Américaine.

Et bien on va dire que c’était très moyen. Autant d’un côté le livre se lit assez facilement de par son style simple (pas vraiment simpliste, mais pas vraiment de la haute littérature non plus), autant les 350 premières pages en font presque trop, à décrire la réussite des Goldman comme le pinacle de la société américaine, entre maison dans les Hamptons, voitures de luxe, nuits au Waldorf Astoria etc. et l’admiration sans bornes que voue Marcus à ses cousins relève presque de la névrose. Je ne m’attarderai pas non plus sur la relation entre les trois cousins et leur voisine superstar de la chanson Alexandra, parce que plus cliché que ça, ça ne se trouve que dans un mauvais épisode de Amour, Gloire et Beauté. En fait, pendant les trois quart du livre, j’ai eu l’impression que l’auteur décrivait une vie fantasmée – celle qu’il aurait aimé avoir. Puis, par une quelconque malveillance littéraire, l’auteur offre une fin des plus tragiques à son roman via les révélations de secrets de famille encore plus clichés, et la survenue du Drame (toujours en majuscule dans le texte) qui a tant meurtri l’enfant chéri de l’Amérique.

Mais on rentiendra quand même que Dicker est un sâcré auteur, sachant nous appâter pour aller au bout du livre en faisant preuve de quelques fulgurances (à l’échelle du livre hein, pas des fulgurances comme chez Towles ou Blatty), et titillant l’intérêt du lecteur curieux qui tient absolument à connaître ce fameux Drame.

C’est donc relativement déçue que j’ai terminé ce livre, et décidé de me laver les yeux en attaquant deux monuments de la littéraire franco(-tchèque) et américaine : L’Insoutenable Légêreté de l’Être de Milan Kundera, dont j’avais gardé un souvenir ému depuis le lycée (où j’avais dû lire La Valse aux Adieux) ; et Les Cantos d’Hypérion, de mon auteur chéri Dan Simmons. Bientôt fini les deux. Mais comme je suis quand même incorrigible et ai tendance à laisser une deuxième chance, même à un auteur – certes médiatique – que je trouve médiocre, j’ai piqué chez ma mère La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, on verra si c’est mieux.

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Sinon dans un registre totalement différent, j’ai fini le programme Insanity MAX 30 et me suis lancée dans l’aventure de la préparation à l’Ironman 70.3 (ouais ma gueule). L’idée étant d’être capable de compléter cette course mythique d’ici à l’année prochaine. Je viens de finir la première semaine du programme, je pense donc faire un article dessus d’ici un mois, histoire de faire un bilan sur comment ça se passe.

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