Cultive ton âme #2 A Gentleman in Moscow

Lectures, shower thoughts

A Gentleman in Moscow, par Amor Towles – publié au Etats-Unis chez Hutchinson

Souvenez-vous, j’y faisais référence ici.

Après une période relativement compliquée, déménagement, changement de boulot etc. je l’ai enfin fini.

A Gentleman in Moscow

Celui-là je le défendrai bien volontiers contre une foule de paysans en colère. C’est un livre absolument extraordinaire. Pour la petite histoire, il m’avait été recommandé par les propriétaires de The Shakespeare Company à Vienne, alors que je cherchais à acheter un livre d’Agatha Christie – je suis aussi repartie avec Sparkling Joy de Marie Kondo, mais ça c’est une autre histoire (si quelqu’un est intéressé par apprendre à organiser un frigo, je le recommande).

Revenons en à notre propos.

A Gentleman in Moscow est le deuxième livre d’Amor Towles, ancien directeur financier à Wall Street reconverti dans l’écriture. Grand bien lui a pris. Son premier livre, Les Règles du Jeu, a reçu un accueil plutôt chaleureux sur Babelio, et il se trouve actuellement dans ma liste d’achats sur Amazon (pas trouvé en librairie, pas beaucoup cherché non plus). Malheureusement, l’ouvrage du jour n’a pas encore été traduit en français, mais pour les plus anglophones d’entre vous, il reste tout à fait accessible.

 

De quoi ça parle ?

Le roman s’ouvre sur la retranscription du procès du Comte Alexander Ilyich Rostov en 1922, aristocrate non repenti dont les écrits ont été jugé anti-révolutionnaires par une cour bolchévique. Le comte se retrouve donc condamné à l’assignement à domicile à durée indéterminée dans sa résidence moscovite, l’hôtel Metropol, situé en face du Kremlin. Rostov, un homme cultivé, érudit, et d’une nonchalance presque britannique, doit donc d’adapter à sa nouvelle situation, alors que la Russie va traverser une des périodes les plus tumultueuse de son histoire. Il sera aidé dans sa tâche par Anna, une actrice de cinéma ; Emile et Andrey, tout deux travaillant pour le Boyarsky, le restaurant de l’hôtel ; et Sofia, une enfant fort sérieuse et dôtée d’un talent innoui au piano.

 

Qu’est-ce qu’on en pense ? Attention ça va spoiler (un peu)

Ce qui m’a capté dès le début du livre, c’est la culture et la sophistication de l’auteur, qui transpire au travers de son personnage principal. Le roman est bourré de références à la philosophie des Lumières, à la musique classique, à la littérature russe, au cinéma américain classique, et j’en passe. Tout ceci démontre un véritable amour de l’auteur pour les sujets qu’il aborde, et apporte un relief incomparable à son personnage principal. Pareillement, le style de Towles est très agréable à lire, à la fois abordable quand on a pas l’habiture de lire en anglais, mais aussi très poétique, voire très drôle (je pense notamment à la scène de la préparation de la bouillabaisse, l’évasion des oies du restaurant, ou à la première leçon de piano de Sofia).

En construisant son livre à la manière d’une quête initiatique pour Rostov, Towles va aborder des thèmes métaphysiques relativement sérieux tels que la recherche de soi, l’amour, l’amitié, l’histoire de la Russie Soviétique, les conséquences de la guerre, les relations filiales, ou alors ce qui fait d’un homme un homme de but. Dès lors le récit est relativement décousu dans sa narration, et couvre une période de quarante ans de la vie de Rostov, du jour de son emprisonnement à la délivrance finale (à laquelle on ne s’attend pas forcément je dois bien avouer). Mais ce style ne nuit en rien à la narration, qui reste très fluide et agréable à lire.

En terme d’esthétique, le livre m’a fait fortement pensé au film de Wes Anderson, The Grand Budapest Hotel. La manière dont Towles articule son récit est presque graphique, et chaque détail, chaque description, chaque allusion à une œuvre extérieure au récit, trouve sa place afin d’étoffer les personnages et les relations qu’ils entretiennent avec leur univers et les évolutions du monde qui les entoure. Je pense par exemple à la relation qui va unir Rostov et le cadre du Parti Osip, rendue plus authentique grâce à leur amour respectif pour Alexis de Tocqueville ou les films de Humphrey Bogart (j’ai jamais vu Casablanca, honte sur moi). D’une certaine manière, leurs relations est une mise en abyme des évolutions que subit la Russie depuis la Révolution jusqu’à la Grande Guerre Patriotique, en opposant un personnage issu de l’ancien monde et un autre censé incarner le renouveau de l’ère soviétique. Dans A Gentleman in Moscow, la métaphore du fusil de Tchekhov est utilisée à son meilleur potentiel, sans jamais devenir redondant tant les différentes phases de la vie de Rostov s’emboîtent parfaitement.

C’est poétique, c’est coloré, jovial mais sans tombé dans le caricaturale, bienveillant, et Towles retranscrit avec une justesse certaine la manière dont un groupe de personnages évoluent dans leur microcosme, alors qu’à l’extérieur, le monde se transforme d’une manière qu’ils ne pourraient imaginer. Ces mêmes personnages sont tous attachants à leur manière, et leur personnalité très bien représentée. Bref, je ne taris pas d’éloges pour ce livre. C’est un ouvrage toujours marrant, toujours touchant, rafraichissant, et il m’est très difficile de lui rendre hommage en quelques paragraphes.

 

Sinon j’ai commencé L’Insoutenable Légèreté de l’Être de Milan Kundera… Affaire à suivre.

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Chroniques belges #3 – une visite inédite, et une deuxième semaine de Insanity MAX30

Belgique, expat life, Healthy life, Sport

Hi ! 😊

Encore un peu de Bruxelles aujourd’hui ! Oui parce que la capitale de l’Union Européenne regorge de surprises cachées !

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D’abors le conseil de viste inutile dans la mesure où se lieu magique n’est ouvert au public que trois semaines par an entre mi-Avril et début-Mai. Faut pas rater son coup donc.

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Avec le American Husband, nous avons passé un dimanche aux Serres Royales de Laeken, sur le domaine de la monarchie belge (rien que ça, ça sonne déjà comme une blague). Après une petite balade en bus pas très scénique, nous voici arrivé à Laeken et faisons face au premier défi de la journée : y’a une queue de ouf. Heureusement, le camion à gauffres est là pour nous aider à patienter 😃. Une fois la gauffre avalée *cinq secondes chrono* et le coca dégusté, nous voilà à payer les 2€50 d’entrée, et à nous diriger vers l’entrée de l’objet du délit.

Enfin bref, pour la petite histoire, les serres ont été conçues en 1873 par l’architecte Alphonse Balat pour le Roi Leopold II, et revêt l’apparence d’une ville de verre au milieu d’un domaine vallonné du plus bel effet. Pour les plus cultivés d’entre vous, on se croirait presque dans le palais de Naboo. D’ailleurs, le design de Balat va servir d’inspiration pour tous les autres bâtiments de type art nouveau construits à Bruxelles dès la fin du XIXème siècle. Un vrai lanceur de tendances ! Les serres quant à elle contiennent une variété de plantes et fleurs de grande valeur, dont certaines remontent à la période du roi qui les avaient commandées. Rien que ça

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Et bien c’est une visite de grande qualité ! On passe de serre en serre, de plante rare à plante exotique, en suivant un petit circuit qui s’achève dans le grandiose Palais d’Hiver, qui abrite un certain nombre de palmiers rutilants et autres plantes préhistoriques.

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Conclusion : comme l’a si bien dit le Husband, malgré la foule, meilleurs 2€50 que j’ai dépensé depuis longtemps !

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#WOD 😊 Dans un autre registre, j’ai complété non sans mal la semaine semaine du programme intensif signé Shaun T, Insanity MAX30. Et bien outre le fait que je commence à voir quelques résultats physiques (coucou les début d’abdos), la VRAIE différence revient à une augmentation drastique de mes capacités physiques et d’endurance. En d’autres termes, je cours plus vite, plus fort, plus longtemps. C’est très surprenant, voire même déroutant.

J’ai essayé de pousser le vice aussi en faisant deux vidéos de suite, une de trente minutes et une de récupération active. Peu recommandé aux âmes sensibles… J’ai les bras en côton mou après toutes ces pompes ! 😃

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Chroniques Belges #2 – Vis ma vie de touriste les jours de pluie

Belgique, expat life, shower thoughts, voyage

Hi !

Pour la petite histoire, j’ai déménagé à Bruxelles pour suivre le American Husband qui y a trouvé un boulot. Ouais, ouais, t’as vu la femme dévouée que je suis.

Vu que je ne travaille pas encore (je suis sur le coup), je balance mes journées entre recherche d’emploi, activités de femme d’intérieur, et tourisme de masse. Et il y a de quoi faire ! Si Bruxelles ne ressemble en rien à Vienne, que ce soit au niveau du coût de la vie, efficacité de l’administration, ponctualité des transports en communs (pourquoi ?… *larme de désespoir*), ambiance, bouffe etc. la vie belge reste très animée et riche en coin et recoin pour passer le temps. J’écris d’ailleurs ces lignes dans un café ma foi fort sympathique mais un peu bruillant, tout proche du quartier des musées (le Jat’Café au 28 rue de Namur, juste pour info).

Donc sans transition, voici une liste non exhaustive des trucs à faire quand tu t’ennuies à Bruxelles, et qu’accessoirement il pleut.

 

#1 Le Musée Magritte

Incontournable et inspiré. Voilà comment je décrirais ce monument à la gloire du célèbre peintre René Magritte, figure essentielle du mouvement surréaliste. Le musée est situé dans l’Hôtel du Lotto, faisant partie plus d’un vaste ensemble néoclassique sur la Place Royale de Bruxelles abritant les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

La visite se déroule en descendant depuis le 3ème étage du bâtiment jusqu’au sous-sol, et chaque salle retrace une période différente de la vie de Magritte, ses œuvres, ainsi que des photos, son travail en tant que dessinateur d’affiches, et sa correspondance personnelle qui offre un éclairage intéressant sur la production du monsieur. C’est fort sympathique : la collection est riche en peintures, objets etc. et ose abordé des aspects généralement peu traité de la vie d’un artiste, aussi bien personnelle que professionnelle. D’ailleurs en parlant d’éclairage, c’est le seul reproche que je pourrais faire au musée : la scénographie des lieux laisse parfois à désirer, et les spots lumineux qui se reflètent sur la vitre des tableaux empêchent parfois d’admirer correctement le travail de détail des toiles.

Et pomme sur le chapeau melon (en référence au Fils de l’Homme, t’as compris ?), l’entrée ne coûte que 2€ pour les moins de 25 ans, et le musée autorise la prise de photos. Pas cher, pas cher.

 

#2 Le Centre Belge de la Bande Dessinée

Tout aussi incontournable dans la culture belge : les bandes dessinées. Retour en enfance oblige.

Si le Musée en lui-même ne m’a pas passionné outre mesure, le centre a quand même présenté une visite tout à fait épatante, et ce pour deux raisons : d’abord le bâtiment en lui-même. Il s’agit d’une magnifique structure de type Art Nouveau, dessinée par le génial architecte belge Victor Horta en 1903, et achevé en 1906. Pour la petite leçon d’Histoire, le bâtiment abritait à l’origine les Magasins Waucquez, spécialisés dans le commerce de tissus. Ensuite, les planches de bandes dessinées originales. En effet, même si les panneaux explicatifs ne présentent pas un intérêt particulier (différentes étapes du processus de création, trucs du genre), avoir accès à des originaux de ses BDs préférées a quelque chose de magique. Mention spécial pour la petite expo sur les Schtroumpfs ! Parce que les Schroumpfs c’est la vie.

Sinon c’est 8€ l’accès, les photos sont autorisées, et le billet d’entrée ouvre l’accès à la bibliothèque, soit une énoooorme réserve de BDs.

 

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Chroniques belges #1 – Déménager et le challenge Insanity 30 MAX

Belgique, expat life, Healthy life, Sport, voyage

Début Avril 2017, le American Husband et moi-même avons déménagé en Belgique, à Bruxelles plus précisemment. En effet, le monsieur avait trouvé le job de ses rêves, et je n’avait toujours pas progressé en allemand (honte sur moi). Il était donc temps de s’envoler vers de nouveaux horizons, à seulement 1h30 en Thalys de Paris. Et après une semaine de navigation hasardeuse, et bien la vie bruxelloise est plutôt fort sympathique, à mi-chemin entre la France bien de chez nous, et les Pays-Bas.

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Outre les phases d’adaptation plus ou moins ardues (on n’est pas en France ici Madame…), l’un des plus grand changement pour nous a été de ne plus avoir accès à notre salle de sport bien aimée – ou notre supermarché, le bar du coin, les copains de Donjons et Dragons, les colocs relou, etc.

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Une fois passée la recherche d’appartement, j’ai voulu testé une nouvelle approche du sport, qui ne me coûterait pas la peau de ma fesse gauche, et qui sortirai un peu de l’ordinaire. Bon on a quand même trouvé une salle pas loin de chez nous, parce que faut pas déconner non plus, et les habitudes ont la vie dure. Donc un beau jour, une fois installée dans ma chambre provisoire, et après avoir regardé ri devant cette vidéo, je me suis dit que j’allais testé le challenge Insanity 30 MAX (*bruit de tonnerre pour l’ambiance*).

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Késako ?

Insanity 30 MAX, c’est un programme d’entrainement en vidéo super intense avec Shaun T, un coach américain super balèze qui te parle pendant toute ta séance de torture ! Il existe d’autres formats de Insanity, mais moi j’ai choisi la version 30 minutes (d’où le nom, logique, t’as vu). Pendant ces 30 minutes, 5 fois par semaine, tu alterne entre cardio, exercice de renforcement musculaire, larmes, sang, sueur, et accomplissement personnel. Le programme dure deux mois, et je viens de finir la première semaine.

*Disclaimer* Je pense être relativement en forme, je coure en moyenne 50 bornes par semaine, je lift, j’ai arrêté de cloper y’a un an et demi etc. J’ai décidé d’entreprendre cette farce dans le seul but de satisfaire une certaine forme de curiorité malsaine, et donc dans un but quelconque de perte de poids, voire que sais-je. Ceci étant dit ça veut pas dire que j’ai pas mal partout.

 

Semaine 1 : la douleur

Comment dire… Shaun T, ton programme, c’est de la folie furieuse ! Même les mecs qui font la vidéo avec toi ont l’air de galérer ! Alors penses-tu, nous, pauvres péquenots… Le pire c’est que le lendemain du premier jour, au réveil, je me sentais plutôt bien. A l’heure où j’écris ces lignes, tous les muscles de mon corps sont en grêve reconductible. Mais bon au moins je sens que ça travaille, c’est le but non ?

Vous l’avez donc compris c’est super intense. La séance du mercredi m’a achevé (cardio de ouf) et je n’ai jamais été aussi contente d’avoir lâché la cigarette. Malgré les encouragements du coach via vidéo, 90% du temps tu te dis que c’est une connerie et que tu devrais arrêter. Mais au finale une demi-heure ça va relativement vite, et à la fin tu es fier d’avoir tenu.

Sinon niveau résultat, au bout d’une semaine je vois pas vraiment de changement à part les courbatures. Affaire à méditer la semaine prochaine…